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Société

Il faut maintenir l'aide médicale d'État pour les exilés, martèle Bernard Senet, du MRAP de Vaucluse

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Par , France Bleu Vaucluse

Alors que les députés débattent de la politique migratoire en France, les associations se mobilisent pour le maintien de l'aide médicale d'État. Le MRAP de Vaucluse estime que cette aide contribue à l'éradication de certaines maladies. Elle protège à la fois les exilés et la population française.

Département Vaucluse, France

C'est un débat récurrent qui revient ce lundi devant l'Assemblée nationale : celui sur la politique migratoire de la France. Le président Emmanuel Macron veut des discussions "sans tabou", pour remettre à plat les conditions d'accueil, les délais de recours... et l'accès à l'aide médicale d'État (AME). Ce dernier volet inquiète les associations humanitaires. 

"Il faut absolument maintenir cette aide médicale, martèle Bernard Senet, le porte-parole du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) de Vaucluse. Tous les pays européens soignent les migrants de manière gratuite ou assistée, soit via des ONG comme en Allemagne, soit directement par le service public de santé comme en Italie ou dans les pays du Nord. Nous devons faire de même."

300.000 migrants soignés avec l'AME

La France a isolé le budget de l'AME. Elle consacre un milliard d'euros par an, pour soigner environs 300.000 personnes

"Un milliard, c'est 0,5% du budget de l'assurance-maladie, précise Bernard Senet. La France peut se le permettre. D'autant plus que cela finance une médecine préventive, en direction de personnes qui peuvent présenter des pathologies infectieuses. Les migrants sont souvent des gens jeunes, qui peuvent parfois être atteints de tuberculose ou d'hépatite. Les soigner, c'est protéger ces personnes et aussi protéger la population française. Cela empêche le retour de maladies qu'on pense éradiquées.

Certains migrants arrivent aussi en France avec des traces de tortures ou de maltraitance, qu'il faut traiter. Bernard Senet est médecin, il voit passer des cas très préoccupants dans son cabinet. "Il y a des réfugiés qui portent des traces de brûlures, de coups de fouet, de balles, ou d'amputation. Il faut absolument les prendre en charge", souligne le porte-parole du MRAP de Vaucluse. Il est de notre responsabilité de les soigner".

Bernard Senet martèle que la France n'est pas "trop généreuse" avec les réfugiés. "C'est le 11e pays en matière d'accueil des réfugiés", rappelle le médecin. 

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