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Société

"Il faut rendre obligatoire la stérilisation des chats" : le cri d'alarme d'une association de Bouguenais

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Par , France Bleu Loire Océan

Opération "journée morte" dans 600 refuges et associations ce jeudi. Le but : alerter sur la problématique des chats errants. Ils seraient onze millions en France. Pour l'association Des animaux et des hommes à Bouguenais, il faut rendre la stérilisation obligatoire.

Il y aurait 11 millions de chats errants en France selon l'association Des animaux et des hommes.
Il y aurait 11 millions de chats errants en France selon l'association Des animaux et des hommes. © Maxppp - Julio PELAEZ

Bouguenais, France

Si vous voulez adopter un animal ce jeudi 21 novembre, cela risque d'être compliqué : 600 associations et refuges ferment leurs portes et organisent une "journée morte", pour la cinquième année consécutive. Le but ? Alerter sur la situation des chats errants en France. On estime leur nombre à onze millions, presque autant que les chats domestiques (treize millions).

400 000 chatons chaque année, la plupart abandonnés

Le refuge de l'association Des animaux et des hommes à Bouguenais au sud de Nantes participe à cette "journée morte" pour sensibiliser habitants et politiques. "Chaque année, 400 000 chatons voient le jour. Seuls 60 000 seront adoptés. Que deviendront les autres ? Errance, mort brutale, euthanasie. Sans parler des abandons d’adultes sous n’importe quel prétexte…" déplore Catherine Gauer, sa présidente.

Selon elle, la seule solution est la stérilisation, pour "prendre le mal à la racine". Cela diminuerait le nombre de naissances et donc d'abandons. Son association fait d'ailleurs partie du collectif "Chats stérilisation obligatoire" créé en 2011. Il milite pour rendre obligatoire la stérilisation, un projet de loi est porté en ce sens à l'Assemblée nationale. Une telle politique, unique en Europe, a été récemment mis en place en Belgique pour tous les félins, domestiques et errants.

Responsabiliser les propriétaires

En France, le maire est responsable de la lutte contre la divagation des animaux errants. La loi leur impose de ramasser les chats sauvages, les faire stériliser et les relâcher au même endroit. Mais dans la pratique, c'est un casse-tête, explique Raoul Grondin, maire de Notre-Dame-de-Monts en Vendée : "On intervient dans les quartiers où cela pose problème. Parfois les gens veulent les adopter, moi-même j'en ai accueilli et stérilisé deux. Sinon les autres on les prend et on les relâche plus loin dans la nature. C'est la débrouille !"

Selon lui, impossible de monopoliser les policiers municipaux pour ramasser tous les chats errants. Il pointe aussi le coût de la stérilisation des chats. Un argument que conteste Des animaux et des hommes : "Beaucoup d'associations comme Trente millions d'amis financent en partie ou totalement la stérilisation. Les communes de Château-Thébaud et Vallet en Loire-Atlantique ont ainsi mis en place une politique ambitieuse en partenariat avec associations, vétérinaires et SPA." Elle rejoint néanmoins le maire de Notre-Dame-de-Monts sur un point : les propriétaires doivent prendre leurs responsabilités. "Beaucoup de chats errants ne sont pas proprement sauvages, ce sont en fait des chats abandonnés ou issus de portées de chatons mis à la porte, explique Catherine Gauer. Stériliser ses animaux domestiques permettrait de mettre fin à l'explosion démographique, qui conduit à des situations désastreuses."

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