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Société

Il faut sauver les "chabanas", les cabanes de pierres sèches du causse corrézien

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Par , France Bleu Limousin

L'association des Amis du Causse en Corrèze veut sauver les "chabanas". C'est ainsi que l'on appelle dans cette partie de la Corrèze les cabanes de pierres sèches bâties autrefois par les paysans eux-mêmes pour servir d'abri. Il en reste de moins en moins.

Les "chabanas" étaient construites avec les pierres extraites par les paysans dans leurs terrains
Les "chabanas" étaient construites avec les pierres extraites par les paysans dans leurs terrains - ©Léon Laval

Corrèze, France

Elles ont pour nom ailleurs caselles, gariottes ou bories. Dominique Lestani est celui qui connaît sans doute le mieux ces "chabanas". Cet ancien professeur du collège de Larche, avec ses élèves et le dernier bâtisseur de cabanes, Léon Laval, avait il y a 25 ans mené pour la toute première fois un travail de recensement et de restauration de cabanes. A l'époque au total il avait compté 150 "chabanas". Depuis 18 ont disparu ou sont effondrées. Et 25 menacent ruines. "A ce rythme dans cent ans il n'y en a plus une seule" se désole-t-il.

Aucune valeur marchande et aucune existence réelle

Il faut dire que peu de propriétaires entretiennent ce petit patrimoine. "Elle ne servent plus à rien du tout" reconnaît Dominique Lestani. Et de surcroît, ces "chabanas" n'ont jamais intéressé que les paysans. "Pour les autres c'était de l'architecture vernaculaire". A cela s'ajoute encore qu'elles n'ont jamais eu de valeur marchande et ne se sont jamais revendues. Et que pour finir, juridiquement, elles n'ont pas d'existence.

La mémoire de nos anciens

Les Amis du Causse veulent faire changer le regard sur ces "chabanas". Il y a quelques semaines l'association organisait une conférence sur elles, sans doute une première. "Nos grands-parents, arrières-grands-parents ont construit de leurs mains toutes ces cabanes soit pour s'abriter, soit pour leurs animaux, je pense que c'est respecter leur mémoire que de les restaurer" indique la présidente Chantal Eymard. Et de lancer un appel aux propriétaires. L'association propose conseils et même coup de main à tous ceux qui voudront entreprendre une restauration de "chabanas".