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Société

«Il faut sortir du cliché du réfugié qui profite du système et qui n’apporte rien » pour Monique Végéga de l’Apremis

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Par , France Bleu Picardie

Le parc du Grand Marais à Amiens accueille ce jeudi 20 juin une manifestation dans le cadre de la journée mondiale des réfugiés. Un village associatif organisé par la Fédération des acteurs de la solidarité des Hauts-de-France.

Monique Végéga, directrice adjointe de l'association Apremis
Monique Végéga, directrice adjointe de l'association Apremis © Radio France - Claudia Calmel

Amiens, France

Un village associatif avec une conférence et des ateliers pour sensibiliser à la cause des réfugiés. Il prend ses quartiers ce jeudi 20 juin 2019 au parc du Grand Marais à Amiens dans le cadre la journée mondiale des réfugiés. Monique Végéga, directrice adjointe de l'association Apremis qui accompagne notamment les demandeurs d'asile et administratrice de la Fédération des acteurs de la solidarité des Hauts-de-France était l’invitée de France Bleu Picardie.

Pour Monique Végéga, le terme réfugié est assez complexe a définir : « Ce mot couvre des réalités juridiques très diverses. Mais ce que j’ai envie d’en dire, c’est que les réfugiés sont d’abord des demandeurs d’asile, des gens qui ont fui des zones de guerres et des situations compliquées. Ils ont vécu un parcours migratoire complexe et qui arrivent en France pour solliciter une protection : ils n’ont pas eu le choix de leur départ.» 

Dans la Somme, il y a environ 890 places d’hébergement existantes dans les dispositifs dédiés aux demandeurs d’asile. Des demandeurs qui viennent de pays très différents, détaille Monique Végéga : «Ça dépend de l’état du monde : _on accueille des Afghans, des Syriens, des Géorgiens, des Pakistanais, des Bangladais, des Érythréens_. On a beaucoup de nationalités représentées dans la Somme. »

Monique Végéga veut faire de cette journée au parc du Grand Marais un temps d’échange et de dialogue : « L’intérêt de ce rendez-vous, c’est de parler des réfugiés. Il faut sortir du cliché du réfugié qui vient profiter du système et qui n’apporte rien. L’image du réfugié véhiculée par les médias est assez négative. C’est celui qui vient chercher l’Eldorado, un endroit ou vivre largement. On voit beaucoup de choses fausses circuler sur les réseaux sociaux. Par exemple, qu’un demandeur d’asile percevrait plus que quelqu’un qui est au RSA. Aujourd’hui, le montant de l’allocation demandeur d’asile est de 6,80 euros par jour. Ce montant est dégressif en fonction du nombre de personnes qui composent le foyer. Dans une famille nombreuse, il peut descendre jusqu’à 4,50 euros par personne. Avec cette somme, on ne vit pas très largement. On survit. Ce sont des gens qui arrivent en Europe après avoir traversé des choses inimaginables pour beaucoup d’entre-nous. Des tortures, des violences sexuelles. Beaucoup sont porteurs de vrais traumatismes, mais aussi de vraies compétences. Ils ont une force de vie incroyable dont je salue tous les jours le courage. »

La journée Mondiale des réfugiés, c'est aujourd'hui entre 9h30 et 17h au Parc du grand Marais à Amiens.

L’interview complète Monique Végéga est à réécouter ici