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Société
Dossier : Tempêtes de 1999, 20 ans après

Il y a 20 ans la tempête Martin frappait la forêt en Gironde : "on ne reconnaissait plus notre paysage"

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Par , France Bleu Gironde

Dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999, la tempête Martin allait s'engouffrer en Gironde avec des vents à plus de 170 km/h enregistrés au Cap Ferret. Dans la forêt des Landes de Gascogne Bruno Lafon, alors vice-président du syndicat des sylviculteurs, évoque "le plus grand désastre du siècle".

Vue aérienne au dessus de Montalivet le 28 décembre 1999
Vue aérienne au dessus de Montalivet le 28 décembre 1999 © Maxppp - maxppp

Bordeaux, France

France Bleu Gironde : Le 28 décembre 1999, quand vous allez constater les dégâts, quelle image retenez-vous ?

Bruno Lafon : Je retiens d'abord l'image de mon père. Lui l'enfant du pays ne se reconnait plus dans le paysage qu'il découvre. Ça m'a fait très mal de le voir dans cet état d'hébétement face à son massif forestier, sa propriété. Moi même j'avais du mal à comprendre ce qui s'était passé. Il n'y avait plus un arbre debout. On était perdu et en plus on ne pouvait pas accéder partout. Les premières images sont terribles. On découvre un nouvel horizon.

Vous avez tout de suite estimé les dégâts ?

Nous avions bien connu quelques tempêtes, notamment en 1976, mais c'était sans commune mesure avec cette catastrophe. Il a fallu attendre de couper les bois et de chercher à les vendre pour comprendre que ça ne valait plus rien, qu'on avait tout perdu. Après il a fallu se battre, fermer les routes et les autoroutes, c'est à dire devenir des contestataires vis-à-vis de l'Etat. A l'époque le gouvernement ne comprenait pas que nous demandions des compensations. Sans l'Etat et l'Europe on ne pouvait pas reconstruire le massif. On a dû batailler pour obtenir ces compensations mais la crise économique a duré plusieurs années. C'est au moment où on commençait à se relever que la tempête Klaus a frappé. 

Quels enseignements avez-vous tirés de ces deux tempêtes de 1999 et 2009 ?

Aujourd'hui on ne laisse plus les arbres sur pied jusqu'à 80 ans comme nos parents pouvaient le faire. Aujourd'hui on coupe avec des révolutions plus courtes. Ensuite il n'y a pratiquement plus de bûcherons dans le massif, il n'y a plus que des machines. On a créé quatre nouveaux métiers : le conducteur d'engin, celui qui entretient la tête d'abattage, celui qui gère l'informatique à l'intérieur et le responsable du moteur. On a créé aussi le stockage sous aspersion en s'inspirant du modèle suédois. Maintenant, on n'est pas à l'abri d'une nouvelle tempête.

Gille Joachim, sylviculteur à Mios, se rappelle des premières images de désolation

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