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CARTE - Canicule : neuf départements maintenus en vigilance rouge, 53 en orange

Il y a 80 ans, De Gaulle était condamné par un tribunal militaire à Toulouse pour son appel à la résistance

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le 4 juillet 1940, sept généraux condamnaient De Gaulle, alors exilé à Londres, à quatre ans de prison et cent francs d'amende pour avoir appelé des militaires à la désobéissance dans son discours du 18 juin. France Bleu vous raconte.

De Gaulle, son appel du 18 juin
De Gaulle, son appel du 18 juin - -

C'est un épisode de l'Histoire peu connu et peu mis en avant. Il y a 70 ans, le 4 juillet 1940, un tribunal toulousain condamnait De Gaulle à de la prison ferme pour désobéissance. De Gaulle était jugé à Toulouse à la demande du gouvernement de Vichy, et dans la ville rose, car ce territoire n'était pas occupé ; le gouvernement pouvait donc y transiter.

Sept généraux au tribunal de Toulouse

Souvenez-vous : en 1940, l'armée française a été écrasée par les Allemands, le Maréchal Pétain demande l'armistice à l'Allemagne de Hitler, le Général De Gaulle lui est réfugié à Londres et vient de faire son appel du 18 juin sur les ondes de la BBC, ce fameux discours fondateur de la Résistance.

Et c'est pour les derniers mots qu'il a prononcés que De Gaulle est jugé en son absence : "J'invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs, les forces françaises de terre, de mer, de l'air, où qu'ils se trouvent actuellement à se mettre en rapport avec moi. J'invite tous les Français qui veulent rester libres à m'écouter et à me suivre !" 

Les sept généraux réunis alors dans la salle de la Cour d'appel de Toulouse le condamnent à quatre ans de prison et cent francs d'amende pour "provocation de militaires à la désobéissance", mais aussi "refus d’obéissance", car De Gaulle avait refusé de rentrer malgré l'ordre du ministre de la Guerre.

Une peine "légère"

En réalité, si on y regarde bien, la peine est "légère" et elle est acquise seulement à la majorité. Peut-être parce que le président tarnais et juif du tribunal, le général André Boris, commence déjà à entrer en Résistance ? En tout cas, il est l'un de ceux qui va, un peu plus tard, aider à la création d'un réseau de camouflage de matériel militaire. Quoi qu'il en soit, la peine ne convient pas au Maréchal Pétain, qui lance une autre procédure auprès de la cour martiale de Clermont-Ferrand.

Là, le tribunal sera bien plus sévère : le 2 août 1940, De Gaulle est condamné à mort pour trahison et privé de ses biens. Une condamnation annulée après la Libération, comme celle de la cour d'appel de Toulouse d'ailleurs qui s'est re-réunie après la guerre pour effacer sa décision de juillet 1940. 

Peut-être cela n'a-t-il pas suffi au Général De Gaulle, car sa venue place du Capitole à Toulouse pour la Libération en 1944 en tant que chef du gouvernement provisoire est restée dans les annales par sa froideur, certains parlant même de mépris.

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