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Société

"Il y a une réalité homophobe au Pays basque"

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Par , France Bleu Pays Basque

L'homophobie est une réalité aussi au Pays basque. C'est ce que confirme une enquête réalisée par les Bascos, l'association LGBT basée à Bayonne. Les résultats ont été dévoilés ce début de semaine, alors que vendredi sera journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie.

Se tenir par la main en public, certains s'abstiennent, pour ne pas s'exposer à d'éventuelles insultes homophobes. Cela fait partie de la "stratégie d'évitement".
Se tenir par la main en public, certains s'abstiennent, pour ne pas s'exposer à d'éventuelles insultes homophobes. Cela fait partie de la "stratégie d'évitement". © Radio France - Valérie Menut

Pays Basque, France

Du 7 janvier au 15 mars derniers, les Bascos avaient mis en ligne sur internet une enquête, 20 questions, pour tenter de dresser un état des lieux de l'homophobie dans le département. 205 personnes y ont répondu en Béarn, 247 au Pays basque. 

Au Pays basque, ce sont majoritairement des 26-49 ans qui se sont confiés (50%). Mais sur l'ensemble des réponses, près de la moitié avoue avoir été témoin d'une discrimination LGBT+phobe, un tiers admet en avoir été victime. Si pour 9 cas, il s'agit de violences physiques, la grande majorité des discriminations avouées sont des agressions verbales qui vont de la menace à l'insulte de potache "qui est trop souvent banalisée" regrette Beñat Gachen, le président des Bascos. "Banalisée aussi par les victimes elles-mêmes, ce qui explique peut-être le faible taux de dépôt de plainte (9% selon l'enquête des Bascos)" analyse-t-il. Sans occulter le fait qu'il y a certainement aussi un manque d'information. "Les propos homophobes, au même titre que les injures racistes ou antisémites sont condamnables" insiste François Lesicki, membre de l'association. Une injure homophobe publique est ainsi passible de 6 mois d'emprisonnement et 22 500 € d'amende. 

"Les gens ne se rendent pas compte de l'impact des propos qu'ils peuvent avoir" François Lesicki, des Bascos.

Résultats de cette enquête en main, même s'ils sont moins alarmants que ceux d'une enquête nationale Ifop pour franceinfo et Le Monde, les Bascos sont confortés dans leur mission de sensibilisation. L'association compte aujourd'hui 265 adhérents dont une vingtaine d'actifs, et espère prochainement recruter un salarié.

L'Aviron et le BO contre l'homophobie

Autre terrain sur lequel les Bascos entendent s'investir : le sport, et plus spécifiquement le rugby. L'association va travailler de concert avec l'Aviron Bayonnais et le Biarritz Olympique Pays basque pour mettre en place dès la saison prochaine des opérations de sensibilisation auprès des jeunes, des éducateurs, pour lutter contre l'homophobie souvent insidieuse, banalisée mais toujours injurieuse dans les stades, les vestiaires ou les 3èmes mi-temps de supporters. Les Bascos avaient réagi et soutenu Jean-Baptiste Aldigé, le président du BO, visé par des propos homophobes dans une vidéo de supporters bayonnais, mi-mars.