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Société

Ile-de-France : l'ecstasy, une drogue dangereuse de plus en plus accessible

L'ecstasy est une drogue qui circule beaucoup dans le milieu de la nuit. A cause de son prix, 10 euros la pilule pour huit heures d'effets, cette drogue séduit beaucoup de jeunes. Mais elle peut conduire à des drames comme en septembre à Paris où un jeune est mort victime d'une pilule surdosée.

L'Ecstasy circule en masse en Ile-de-France
L'Ecstasy circule en masse en Ile-de-France © Maxppp - Alexandre MARCHI

Paris, Île-de-France, France

L'ecstasy ou MDMA, semble être la drogue du moment en Ile-de-France et c'est inquiétant.  Laëtitia Heuveline, journaliste à France Bleu Paris, a enquêté. Cette drogue de synthèse vendue 10 euros la pilule pour huit heures d'effets déferlerait sur la région. Son prix très attractif amène de plus en plus de jeunes à se laisser séduire. En comparaison, la cocaïne coûte entre 20 et 40 euros le gramme, 100 euros pour l'héroïne. 

Contrairement aux autres drogues dures, l'ecstasy passe plutôt pour une drogue "festive", indique le major de police Christophe Pican, formateur anti-drogue. "L'héroïne a une connotation junkie, bas fond, piqûre dans le bras, la cocaïne a cette image milieu financier et coûte relativement cher. L'ecstasy a un côté ludique, ce sont des cachets pour faire la fête", constate le major. 

Début septembre Louis, un jeune homme de 21 ans, est mort après avoir avalé un ecstasy qui était surdosé mais il ne le savait pas. Aujourd'hui son père se bat pour informer et prévenir les jeunes du danger de cette drogue. Il était l'invité de France Bleu Paris ce mardi matin.

Il a ouvert une page Facebook "One life, no ecstazy" pour alerter les jeunes. 

Phénomène ecstasy à Paris et en Ile-de-France 

Ceux qui fréquentent les boites de nuit ou qui font la fête dans les soirées assurent que cette drogue est partout. Aaron, un jeune qui sort beaucoup, a confié à Laëtitia Heuveline qu'il y a beaucoup de dealers à l'entrée des soirées et qu'ils n'hésitent pas à démarcher le client. 

"Dix euros c'est aussi le prix d'un verre en boite" mais l'effet d'un cachet est plus rapide et plus long alors qu'il faudrait plusieurs verres pour arriver au même état d'euphorie, indique-t-il pour expliquer l'engouement des jeunes pour cette drogue. 

Un business qui peut rapporter gros  

Il y a ceux qui consomment mais il y a aussi ceux qui vendent. Ces dealers peuvent empocher entre 50 et 350 euros par soirée. Nicolas a commencé à vendre de l'ecstasy en région parisienne quand il avait 18 ans. Il s'est vite rendu compte qu'il pouvait se faire beaucoup d'argent en vendant ces pilules.

Nicolas a tout testé avant de décider d'arrêter pour passer à autre chose, pour sa santé, pour préserver son cerveau, dit-il. Il sait que l'ecstasy est très dangereuse. Suivant le poids de la personne, suivant le dosage, la réaction peut être plus ou moins puissante et inattendue, explique-t-il. Et cette drogue est encore plus nocive quand elle est mélangée à de l'alcool. 

Une drogue plus dangereuse qu'on pourrait le croire

Le risque est d'autant plus grand qu'on ne sait pas comment ni avec quoi ces pilules sont fabriquées assure le major Christophe Pican. Il constate que les jeunes sont sensibilisés au bio mais que pour faire la fête, ils peuvent prendre un produit dont ils ignorent tout. 

En Île-de-France, les forces de l'ordre se mobilisent pour mettre fin au trafic et pour faire de la prévention. Les policiers et les gendarmes vont informer les jeunes dans les collèges et les lycées sur les dangers de cette drogue. 

Ils rappellent aussi que consommer et vendre de la drogue sont interdits. Un consommateur peut être condamné à un an de prison et un dealer risque jusqu'à 10 ans de réclusion. 

Protéger ses enfants en dialoguant avec eux

La consommation de drogues ne doit pas être un sujet tabou, explique le major Pican. Ce formateur anti-drogue constate que souvent "les dernières au courant ce sont les familles". Il faut en parler avec ses enfants. Il faut aussi être attentif à leur comportement

Et si la discussion n'est pas possible, il ne faut pas hésiter à se tourner d'autres membres de la famille. Faire des confidences à ces grands-parents, ces oncles ou tantes est parfois plus facile pour un adolescent que d'échanger avec ses parents.  

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