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Société

Ile-de-France : les policiers manifestent contre la fusion la nuit et le week-end de 23 commissariats

jeudi 28 juin 2018 à 14:08 Par Martine Bréson et Victoria Koussa, France Bleu Paris et France Bleu

La fusion la nuit et le week-end des commissariats dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne fait réagir le syndicat Unité SGP-Police. Les policiers manifestent jeudi de commissariat en commissariat dans les trois départements à bord du "bus de la colère".

Une centaine de policiers a défilé jeudi à bord du "bus de la colère" contre la mutualisation des commissariats.
Une centaine de policiers a défilé jeudi à bord du "bus de la colère" contre la mutualisation des commissariats. © Radio France - Victoria Koussa

Paris, Île-de-France, France

La fusion des commissariats la nuit et le week-end dans la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine est considérée par le syndicat Unité SGP-Police comme "une fermeture déguisée". Pour protester contre ces regroupements, les policiers manifestent jeudi 28 juin 2018 en Ile-de-France. A bord d'un bus appelé "bus de la colère", ils vont de commissariat en commissariat dans les trois départements concernés. 

Le bus de la colère  va rouler toute la journée

Le bus à impériale décoré de banderoles barrées des slogans "Non à la réforme territoriale sans l'accord de tous les policiers" et "La reconnaissance du policier francilien, un enjeu vital" a démarré jeudi matin de Nanterre.  Il a ensuite fait une halte d'une dizaine de minutes devant la préfecture de police de Paris, où les manifestants ont chanté la Marseillaise. 

Cette manifestation doit durer toute la journée. Les policiers veulent "faire fléchir la préfecture de police". Ils réclament "l'ouverture d'un chantier sur la reconnaissance sociale du policier francilien" pour obtenir de meilleures conditions de travail, et "la remise à plat du projet de mutualisation", explique le syndicat.

Une fermeture déguisée affirme le syndicat de policiers

Le regroupement des services judiciaires et des services de police secours de plusieurs commissariats doit commencer en septembre 2018. La préfecture de police parle d'une optimisation des ressources. Le syndicat de policiers n'y croit pas. Il estime que le service donné à la population va se dégrader.

"Il y a des villes où il n'y aura plus de policiers la nuit", affirme Eddy Sid, porte-parole en Ile-de-France du syndicat Unité SGP-police. "Quand une personne va se faire agresser à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), en sortant un peu tard le soir, dorénavant il faudra qu'elle traverse quatre communes, Villetaneuse, Epinay, Pierrefitte pour pouvoir potentiellement avoir un traitement judiciaire de sa plainte à Stains." 

La fin de la proximité 

Eddy Sid explique aussi que "dans les Hauts-de-Seine, on a aujourd'hui 25 communes et 25 commissariats qui existent. Eh bien, 23 des 25 commissariats vont devoir fusionner (la nuit et les week-ends)...Quand vous appellerez police-secours parce que vous avez constaté qu'il y a un cambrioleur en action en face de chez vous, il n'y aura personne pour venir. Les policiers devront traverser deux, trois, voire quatre communes pour pouvoir intervenir. Et on ose nous dire que cela ne va rien changer ?"

Pour le syndicaliste, cette mesure entre en contradiction avec la mise en place d'une police de sécurité du quotidien, annoncée par le gouvernement.

ECOUTEZ - A bord du bus, les policiers craignent l'éloignement avec les habitants de leur commune.