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Dossier : Coronavirus Covid-19

Ille-et-Vilaine : greffés mais non prioritaires pour la vaccination, ils sont inquiets

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Alors que la vaccination contre le Covid-19 a commencé en France, les personnes vulnérables de moins de 65 ans ne peuvent pas espérer une injection avant le printemps. Chez les greffés, l'impatience et les doutes s'installent. Témoignages.

Vanessa et Daniel sont greffés et ne savent toujours pas quand ils pourront bénéficier du vaccin.
Vanessa et Daniel sont greffés et ne savent toujours pas quand ils pourront bénéficier du vaccin. © Radio France - Benjamin Fontaine

La campagne de vaccination s'accélère en France avec dès la semaine prochaine les premières injections possibles pour les personnes âgées de plus de 75 ans qui ne résident pas en Ehpad. La prise de rendez-vous démarre dès ce jeudi 14 janvier. Les plus de 65 ans peuvent espérer une vaccination à partir de la fin du mois de février et à partir du printemps le reste de la population sera progressivement vacciné.

Un calendrier qui inquiète les Françaises et les Français dits "vulnérables" de moins de 65 ans. Ils sont atteints de diabète, d'obésité ou ont été greffés. "On a l'impression d'être un peu oubliés dans cette histoire", confie Daniel Alliaume, le président de France-Adot 35, la fédération pour le don d'organes en Ille-et-Vilaine. 

Une double peine

Ce greffé du rein de 70 ans peut espérer une vaccination d'ici la fin mars mais il veut porter les interrogations de ses adhérents. "Tous les greffés sont très inquiets car ils sont immunodéprimés et peuvent attraper la maladie et développer des formes graves", explique Daniel Alliaume. "Les médecins n'ont pas de réponse à nous apporter. Ils n'ont pas de date, pas d'information. Certains nous disent aussi qu'ils ne savent pas si le vaccin sera suffisamment efficace sur nous."

Pour ces greffés, pour qui le confinement a été encore plus dur et plus long, c'est la double peine. "Nous sommes très respectueux des consignes sanitaires car nous avons plus de risques d'attraper la maladie que les autres et maintenant nous sommes dans le flou face à ce qui pourrait nous protéger."

Un flou qui fait naître des doutes

Didier Alliaume estime qu'il est primordial de se faire vacciner mais le manque de communication du gouvernement à destination de ce public vulnérable aurait tendance à faire douter Vanessa. Cette mère de famille de 43 ans, greffée du cœur depuis 17 ans, se pose de plus en plus de questions. "Je vais bien sûr écouter les avis des spécialistes qui me suivent. Si ils me disent que je dois absolument me faire vacciner, je me ferais vacciner, mais parfois je doute. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas pensé à nous dans ce calendrier ? C'est parce qu'il n'est pas sûr des effets du vaccin ? Je ne remets pas en cause son efficacité mais j'en viens à me questionner," confie Vanessa.

Pour le moment, les associations de défense des malades n'ont pas eu d'informations sur un possible changement de calendrier. Cependant, l'association France Rein assure ce mardi 12 janvier que les malades souffrants d'insuffisance rénale pourront être vaccinés dès le lundi 18 janvier.

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