Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Ille-et-Vilaine : ce directeur de théâtre va ouvrir sa salle de spectacle

-
Par , France Bleu Armorique

Un appel à la "désobéissance civile" est lancé par plusieurs responsables de théâtres. Près d'une trentaine d'entre eux vont ouvrir leur salle pendant une heure samedi 30 janvier comme un appel au secours. Le directeur de la Station-Théâtre près de Rennes (Ille-et-Vilaine) répond à cet appel.

Gwenael de Bood dirige la Station-Théâtre.
Gwenael de Bood dirige la Station-Théâtre. © Radio France - Benjamin Fontaine

Fermée depuis la fin octobre, la salle de spectacles "La Station-théâtre" située à La-Mézière au nord de Rennes va reprendre vie samedi 30 janvier. Contrairement aux directives imposées par le gouvernement, son directeur, Gwenael De Bood a décidé d'ouvrir sa salle pendant une heure, comme une vingtaine d'autres salles à travers le pays.

On n'en peut plus d'être coupé du public.

Le Breton suit l'appel lancé par le directeur de "La Factory" à Avignon dans le Vaucluse. Son directeur, Laurent Rechut ne veut d'un mouvement d'insurrection, il y voit juste une façon d'appeler au secours. Ces gérants de salles de spectacles souhaitent "refuser l'assignation à résidence de l'Art Vivant imposée par le gouvernement."

"On n'en peut plus d'être coupé du public et le public n'en peut plus d'être coupé des artistes. Cette privation devient insupportable. Aujourd'hui, on ne rencontre les gens que dans le cadre du travail ou dans les supermarchés. On ne peut pas imaginer que cette situation dure encore plusieurs mois," s'agace Gwenael De Bood. "Si nous ne devons que travailler et consommer, laissons les machines prendre notre place."

Un sentiment d'injustice mêlé à l'incompréhension

Pendant une heure, le public sera donc accueilli gratuitement pour une lecture de poésies. Les réservations se font en ligne. Ce mercredi, une trentaine de spectateurs avaient déjà pris leur billet. "Nous allons répartir le public en trois lieux d'accueil à l'intérieur et à l'extérieur pour montrer que nous savons gérer une foule importante en la répartissant dans l'espace" explique le fondateur du théâtre. "Nous ne comprenons toujours pas pourquoi les lieux de culte peuvent ouvrir et pas nous. Nous sommes dans la même configuration. Dans les supermarchés les gens touchent les objets, se passent les chariots, chez nous ils n'ont aucun contact."

A travers ce mouvement, le fondateur du théâtre espère aussi mobiliser les élus, trop silencieux selon lui. Gwenael De Bood ne sait pas ce qu'il risque en ouvrant sa salle de spectacle, mais il fera tout son possible pour contester une éventuelle sanction. En Bretagne, La Grange-Théâtre à Thourie en Ille-et-Vilaine a décidé elle aussi de rejoindre le mouvement de contestation.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess