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Société

Illettrisme : 3 questions à Marie Lepeltier de l'association Le Roseau à Biganos

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Par , France Bleu Gironde

Selon les données de l'INSEE, 7 % de la population française a des difficultés à lire et à écrire. À Biganos, ce mardi, l'association Le Roseau organisait une journée de sensibilisation autour de l'illettrisme. Rencontre avec son animatrice Marie Lepeltier.

Une semaine d'actions pour lutter contre l'illettrisme
Une semaine d'actions pour lutter contre l'illettrisme © Maxppp - maxppp

Biganos, France

France Bleu Gironde : quels sont les profils de personnes qui viennent dans vos ateliers d'écriture et de lecture ?

Marie Lepeltier : On a surtout des personnes entre 26 et 50 ans, ils représentent 85 % de nos bénéficiaires. 10 % ont entre 16 et 25 ans et seulement 5 % qui ont plus de 50 ans. Principalement ce sont des personnes qui sont en rupture d'emploi. Ils doivent se reconvertir et là se pose la question de la lecture et de l'écriture. Ces personnes viennent à notre rencontre pour entreprendre des démarches. Soit de manière autonome, soit elles sont orientées par des partenaires comme Pôle Emploi ou les missions locales. 

Ces publics ont souvent du mal à reconnaître leur illettrisme. Quels sont les freins psychologiques ?

Souvent c'est la peur de l'échec. Ils ont eu de mauvaises expériences à l'école et ils ont du mal à revenir vers les institutions. Ce sont souvent des traumatismes liés à l'enfance. La peur de ne pas y arriver et de se sentir seul face à ses difficultés. Notre rôle c'est de les rassurer et de faire preuve de bienveillance pour les convaincre de nous rejoindre dans la démarche.

Est-ce-qu'il est plus compliqué d'apprendre à lire et à écrire quand on a 50 ans ?

Ce n'est pas évident mais souvent ces personnes ont une motivation forte. Il y a des facteurs déclencheurs comme les enfants et les petits-enfants. Ils veulent les aider pour les devoirs, ou simplement être capable de leur lire une histoire.  Ensuite, quand ils sont motivés ils s'accrochent, ils sont assidus aux cours et ils arrivent à progresser. J'invite ceux que ça intéresse à se rendre sur notre site internet le-roseau.fr ou sur notre page Facebook. Et puis on est toujours à la recherche de bénévoles pour nous aider.

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