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Société

"Ils n'ouvrent plus les factures et un jour, c'est la police qui vient les expulser" Michel Ricoud, élu PC d'Orléans

jeudi 2 novembre 2017 à 8:28 Par Eric Normand, France Bleu Orléans

La trêve hivernale a démarré hier. Pendant cinq mois, aucun locataire ne peut être expulsé du logement qu'il occupe. A cela s'ajoute, le gaz et l'électricité qui ne peuvent pas être coupés pendant cette période jusqu'au 1er avril. C'est un répit pour toutes les familles en difficultés.

Michel Ricoud, toujours très actif pour aider les mal logés
Michel Ricoud, toujours très actif pour aider les mal logés © Radio France - Abdelbasset Alkama

Loiret, France

L'an dernier en France, 15 220 ménages ont été mis à la porte en France. C'est un niveau jamais atteint. Selon l'association Droit au logement, "un locataire sur 10 seraient concernés." Dans le Loiret, les chiffres sont stables. La CNL a recensé en 2016, 232 expulsions locatives, c'est même un tout petit moins que l'année précédente. Mais ces chiffres font suite à une très forte hausse enregistrée en 2014 : c'était une hausse de 29% avec un chiffre record à l'époque de 272 expulsions locatives.

Une paupérisation des locataires

Pour 2017, les chiffres ne sont pas encore disponibles. Mais la confédération nationale du logement dans le Loiret s'attend au pire. Les loyers ont augmenté d'environ 50% depuis le début des années 2000, contrairement aux revenus des locataires. Il y a une paupérisation des locataires. "Les APL sont rabotées d'année en année," rappellent Michel Ricoud "et la baisse de 5 euros pour les derniers mois de l'année, est encore un sujet d'inquiétude." "C'est une catastrophe pour les bénéficiaires, les bailleurs sociaux et même le BTP car il y a des emplois à la clef" ajoute-t-il.

Quand on fait remarquer à l'élu communiste d'Orléans qu'Emmanuel Macron prétend que les bailleurs sociaux ont des réserves financières, "faux" retorque-t-il, "en tout cas, dans le Loiret, moi je n'en connais pas!" La trêve hivernale n’empêche pas les propriétaires de procéder à des démarches pour aboutir à une expulsion. Elle pourra être effective dès le 1er avril.