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"Ils prennent le taxi ou le VTC pour filouter" : comment certains Nantais contournent le couvre-feu

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Par , France Bleu Loire Océan

Le phénomène ne se limite pas à la région parisienne : à Nantes aussi, il existe des fraudeurs qui préfèrent se déplacer à bord d'un taxi ou d'une voiture de transport avec chauffeur pour éviter les contrôles d'attestation à l'heure du couvre-feu. Témoignages.

Image illustration.
Image illustration. © Radio France - Aurélien Accart

Bruno est un chauffeur privé à son compte depuis cinq ans à Nantes, et surtout il n'est pas né de la dernière pluie. "Il ne faut pas croire que les gens ont arrêté de vivre. Il y en a qui continuent de faire des apéros et des soirées". L'autoentrepreneur en est témoin, plusieurs soirs par semaine. "Le VTC leur donne l'impression d'être filou avec les contrôles. Ils nous le disent clairement, parce qu'ils pensent qu'on va être complice. Que si on peut éviter la police, on va le faire.

Une position "délicate"

Ces "filous" privilégient les déplacements à bord d'un taxi ou d'une voiture de transport avec chauffeur, car ils s'estiment plus à l'abri des contrôles que dans les transports en commun. "Moi je prends la route normalement, s'il y a un contrôle, c'est de leur responsabilité." Au volant d'un taxi ou d'un VTC, tous répondent la même chose : si fraude il y a, ce n'est pas leur problème. "Nous ne sommes pas responsables des attestations des passagers. Nous n'avons pas de moyen de contrôle et ce n'est pas notre boulot", rétorque ce chauffeur avec licence posté devant la gare de Nantes. 

Comment refuser, et sur quelles bases ? "Nous, on essaye de travailler", ajoute cet autre chauffeur. Les clients se raréfient, et la perte de chiffre d'affaires est considérable depuis le 20 mars. "Dans la métropole nantaise, les chauffeurs de taxi ont perdu au mieux -50%, au pire -70%". Une tendance qui n'épargne pas les chauffeurs privés.

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