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Dossier : Ils racontent 2020 en Limousin

Ils racontent 2020 - Marie-Corentine, infirmière limougeaude, discrète héroïne de la crise du Covid-19

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Par , France Bleu Limousin

"Ils racontent 2020" c'est notre chronique de la vie des limousins ordinaires durant une année extraordinaire. Aujourd'hui, l'année particulière de Marie-Corentine Janvier, jeune infirmière limougeaude de 24 ans, partie en "renfort-Covid 19" en avril dernier à l'hôpital de Créteil, près de Paris.

Marie-Corentine Janvier, jeune infirmière limougeaude de 24 ans
Marie-Corentine Janvier, jeune infirmière limougeaude de 24 ans - © Tous droits réservés

Marie-Corentine Janvier, jeune infirmière de 24 ans de la clinique des Emailleurs à Limoges nous raconte son année 2020. Une année exceptionnelle pour elle qui est partie en "renfort-Covid 19" en avril dernier à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, dans le Val-de-Marne. "Ce que je retiendrai de l'année 2020 ? Le Covid, comme tous les français et tous les gens dans le monde" dit en souriant la jeune femme de 24 ans. A ceci près qu'elle a pris une part active dans la lutte contre l'épidémie. Elle fut l'une de ces héroïnes modestes et discrètes que les français applaudissaient tous les soirs depuis leurs balcons. 

Volontaire pour aller prêter main forte aux soignants parisiens dépassés par l'explosion des cas de coronavirus lors de la première vague, Marie-Corentine Janvier évoque son arrivée dans le service de réanimation Covid-19 de l'hôpital de Créteil, avec une dizaine de collègues. "Quand on est arrivés, ils venaient juste d'ouvrir un bâtiment qui pouvaient accueillir 80 nouveaux patients, et en l'espace de trois ou quatre jours, les 80 lits ont été remplis" se souvient-elle. "_C'était un peu la panique, car les équipes soignantes étaient fatiguées_, et elles devaient former sans cesse les soignants qui venaient en renfort". 

Quand on voit des patients de l'âge de nos parents, voire plus jeunes, on se dit que là c'est vraiment grave

Elle se rappelle aussi de "l'arrivée des patients, continuellement. Des patients plus ou moins stabilisés, souvent intubés depuis plusieurs semaines". Et puis il y avaient "les patients qu'on a vu se réveiller ; ils étaient complètement perdus, ils ne comprenaient pas ce qui leur était arrivé. Ils s'étaient endormis dans un endroit et s'étaient réveillés parfois à l'autre bout de Paris. C'était particulier" raconte Marie-Corentine.

A 24 ans, comment vit-on un tel choc, une telle situation d'urgence et de crise ? "_On se prend une claque dans la figure_" reconnaît-elle, "surtout que nous on arrivait de Limoges, où il y avait peu de Covid. Certes, on respectait le confinement, mais quand on ne sait pas, quand on n'est pas confronté, on ne se rend pas compte. Et quand on arrive là, quand on voit des patients de l'âge de nos parents voire plus jeunes, on se dit que là c'est vraiment grave, on prend vraiment conscience des choses. Cela m'a marqué, je pense que je m'en souviendrai toute ma vie" dit-elle encore.

Sur le plan émotionnel justement, "c'était un peu compliqué à gérer" explique Marie-Corentine mais "comme on était une petite dizaine à être partis, et qu'on avait les mêmes jours de repos, on pouvait décompresser ensemble et ça faisait du bien de dédramatiser un peu les situations".

Il ne faut pas provoquer. Quand on nous demande de nous confiner, c'est pour une bonne raison, et la raison je la connais, je l'ai vécue

Pour Marie-Corentine Janvier, bien sûr, cette année 2020 restera très particulière, mais il ne faut pas l'oublier pour autant. "Il faut la garder en mémoire pour garder toujours les bons gestes et les bons réflexes. Je me dis qu'il ne faut pas provoquer, quand on nous demande de nous confiner, c'est pour une bonne raison, et la raison maintenant je la connais, le l'ai vécue. Donc on comprend". Quant aux souhaits de la jeune femme pour 2021 ? "Moins de Covid", dit-elle dans un sourire, "avoir ce vaccin" et une "année meilleure". Tout simplement. 

L'année 2020 vue par Marie-Corentine Janvier, infirmière à la clinique des Emailleurs à Limoges

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