Société

Ils veulent rester en France : à Reims, des migrants suivent les cours de français du Secours catholique

Par Philippe Rey-Gorez, France Bleu Champagne-Ardenne lundi 23 janvier 2017 à 8:50

Thierry Sarazin et une partie de "ses élèves"
Thierry Sarazin et une partie de "ses élèves" © Radio France - Philippe Rey-Gorez

L’intégration passe aussi par la langue. A Reims, les cours de français proposés aux migrants par le Secours catholique connaissent un grand succès. Plusieurs dizaines de personnes les suivent régulièrement.

Ils sont studieux et attentifs : plusieurs fois par semaine, 40 à 50 migrants viennent au centre du Secours catholique du centre-ville de Reims pour suivre des cours de français.

Il y a trois mois commençait le démantèlement de la jungle de Calais. Une nouvelle vague de migrants était répartie un peu partout en France. 77 sont arrivés dans la Marne, accueillis à Reims, Châlons-en-Champagne, Sainte-Menehould et Sézanne. 97 ont dans les Ardennes, à Charleville et à Rimogne. A cela s'ajoute ceux qui sont arrivés depuis 2015, notamment de Syrie.

Une fois en France, ils doivent effectuer les démarches administratives pour obtenir un statut, et puis, aussi, pour ceux qui veulent rester, s'intégrer. Cela manque notamment par l'apprentissage de la langue.

Quand ils arrivent, ils doivent trouver une solution d’intégration. Cette solution est administrative, d’ordre alimentaire, et aussi social. D’où l’intérêt des cours de français.Thierry Sarazin, responsable des cours de français au Secours catholique de Reims.

Une vingtaine de pays représentés

Au secours catholique de Reims, les 40 à 45 élèves sont répartis en cinq ou six groupes, suivant leur niveau. Syrie, Irak, Soudan, Mali, ou encore Bulgarie, Albanie, ou Russie, en tout, une vingtaine de pays sont représentés. Un des bénévoles, Thierry Sarazin, responsable des cours de français, mise avant tout sur le vocabulaire, moins sur la grammaire. Mais pour lui, « la priorité est de faire en sorte que les gens se sentent à l’aise. Ils commencent à se présenter, en donnant leurs prénoms et leur pays d’origine. Et nous essayons de faire en sortent que les gens parlent".

Certains devront faire encore beaucoup d'effort pour se débrouiller en français, d'autant plus que, même si on ne se rend pas compte, c’est une langue difficile ! « Mais il ne faut pas pour autant qu’ils se découragent », conclut Thierry Sarazin.