Société DOSSIER : Les Bonnes Ondes

Ils vont marcher pour la bonne cause

Par Delphine Martin, France Bleu Auxerre vendredi 19 mai 2017 à 4:00

Damien Brizard (à droite) et Frédéric Lehir, maire et adjoint de Saint-Léger-Vauban, vont participer au Trailwalker d'Oxfam avec deux autres co-équipiers.
Damien Brizard (à droite) et Frédéric Lehir, maire et adjoint de Saint-Léger-Vauban, vont participer au Trailwalker d'Oxfam avec deux autres co-équipiers. © Radio France - Delphine Martin

Ce sera l'événement du weekend dans le Morvan : le Trailwalker d'Oxfam. Plus de 1.500 personnes sont attendues samedi et dimanche pour cette marche de 100 kilomètres à boucler en moins de 30 heures. Parmi les participants, il y a notamment une équipe de Saint-Léger-Vauban, dans l'Yonne.

Le Trailwalker de l’association Oxfam n’est pas une marche comme les autres. D’abord elle est longue : 100 kilomètres. Une boucle au départ d’Avallon que les participants, en équipes de quatre personnes, doivent terminer en moins de 30 heures.

Ensuite, c’est une marche solidaire. Pour y participer, chaque équipe devait au préalable, en plus des frais d’inscription, collecter 1500 euros pour soutenir l’association Oxfam. Cette organisation caritative œuvre contre la pauvreté dans plus de 90 pays du monde.

C'est justement ce mélange de sport et de générosité qui a séduit Damien Brizard, le maire de Saint - Léger Vauban. "L’aventure est un double défi. Le premier défi est de collecter les fonds, avec un aspect caritatif qu’on met en avant et qu’on soutien. Et puis il y a l’aspect sportif de la marche."

La peur du coup de barre pendant la nuit

Damien Brizard a découvert le Trailwalker en 2015. Quand les marcheurs ont traversé son village, le maire s’est dit que lui aussi tenterait bien l’aventure. Ses 3 co-équipiers sont Frédéric Lehir, adjoint au maire de Saint-Léger-Vauban, Thomas, son fils, et François Michel, le chef des pompiers de Quarré Les Tombes.

Pour la 2e année consécutive, les quatre hommes vont donc marcher, sans s'arrêter, pendant plus de 20 heures. Mais ils ne se sont pas beaucoup entraînés et Frédéric Lehir craint le coup de barre : "Surtout la nuit, sur les coups de 2 ou 3 heures du matin, c’est un peu difficile. Mais une fois que le jour se lève, ça repart !" explique ce maçon de profession. "C’est un défi qu’on se donne à nous-même et on va tout faire pour y arriver".

Une équipe de suiveurs pour aider les marcheurs

Heureusement, cette course est aussi un vrai travail d'équipe. En plus des quatre marcheurs, il y a une équipe de suiveurs. Pour transporter les vêtements de rechange, un peu de nourriture, les pansements… Mais aussi pour accompagner et remotiver : "C’est l’épouse à Frédéric et des amis, qui ont trouvé l’aventure sympa et qui sont à fond ! Peut-être plus que nous, même !" Et le maire est heureux de rendre hommage à ses soutiens irremplaçables. "On voit la partie « avant » des quatre marcheurs, mais il faut penser à la partie arrière qui est d’une grande importance".

Et puis il y a le soutien du public, sur le parcours, qui est aussi très important. "Surtout dans les villages, ou au niveau des points de contrôle, il y a du public, des applaudissements, des encouragements et ça fait vraiment du bien. J’insiste la dessus : les encouragements sont vraiment les bienvenus !"

L'an dernier, l'équipe "Sur les pas de Vauban" a terminé les 100 kilomètres en 25 heures. Ils espèrent faire au moins aussi bien cette année.

Les Bonnes Ondes avec l'équipe "Sur les pas de Vauban" qui prépare le Oxfam Trailwalker - Reportage de Delphine Martin