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Dossier : L'immigration : un enjeu électoral 2017

Des contrats aidés et des cours de français pour aider les femmes immigrées à s’insérer dans le monde du travail

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Par , France Bleu Berry
Châteauroux, France

La France a délivré plus de 227.000 titres de séjour en 2016, dont une partie avec une autorisation de travailler sur le territoire français. L’association Agir aide les femmes immigrées à s’insérer professionnellement, notamment en leur donnant des cours de français.

L'atelier couture de l'association Agir à Châteauroux
L'atelier couture de l'association Agir à Châteauroux © Radio France - Armêl Balogog

« Si on ne parle pas français, c’est compliqué », disent tour à tour Soraya, Anahit et Nestorine. « Si on ne l’écrit pas, ça va encore, mais si on ne le parle pas, c’est vraiment difficile. »

Améliorer son français au travail

Soraya vient du Tadjikistan. Elle est arrivée en France en 2009.

Quand je suis arrivée, je ne connaissais que trois mots, merci, au revoir et bonjour. – Soraya, tadjike

Issue d’une famille de couturières, elle a commencé à travailler bénévolement à l’association Agir, pour améliorer son niveau de langue en discutant dans l’atelier couture. Puis, en septembre 2015, elle a signé un contrat aidé, payé 740 euros brut mensuels, jusqu’à août 2017.

Depuis janvier, elle prend des cours personnalisés de français, offerts par l’association et financés par le Secours catholique. Sur ses 120 salariés aux 30 nationalités différentes – 100 femmes et 20 hommes – Agir a sélectionné dix femmes pour leur donner des cours. Les deux critères principaux de sélection, l’urgence et la nécessité, explique la directrice de l’association, Brigitte Bigot.

C’est très bien parce que c’est individuel. Mais c’est trop dur la langue française. Quand je ne comprends pas quelque chose, je suis stressée. – Anahit, arménienne, en France depuis six ans

Des femmes motivées

Le formateur en service civique, Alexandre Hennon, s’adapte à chacune de ses élèves, selon leurs envies et leurs besoins. Tantôt les bases grammaticales, tantôt le vocabulaire professionnel. Il compte aussi beaucoup sur le travail personnel, pour progresser rapidement.

Chaque personne qui accède à ces séances est très enthousiaste en général. Notre but, c’est de tout faire pour intégrer ces personnes-là. Mais ça ne peut pas être qu’en fonction de l’accompagnement. Il faut que la personne ait envie de s’intégrer et de s’assimiler. – Alexandre Hennon, formateur en français

Nestorine, centrafricaine, est francophone. A Châteauroux depuis trois ans, quatre enfants à sa charge, son contrat aidé à Agir se termine en juillet 2017. Si son titre de séjour est renouvelé, avec une autorisation de travailler, elle se dit prête à saisir toute opportunité.

Tout ce qui se présente devant moi, moi je le fais. Il est vrai, c’est difficile, mais si tu te bas vraiment, tu trouveras du travail. – Nestorine, centrafricaine

Avec l’association de textile, la vendeuse et chargée de logistique à la boutique solidaire espère augmenter ses chances de réussite, notamment en ajoutant des compétences sur son curriculum vitae.

Brigitte Bigot, la directrice de l'association Agir à Châteauroux
Brigitte Bigot, la directrice de l'association Agir à Châteauroux © Radio France - Armêl Balogog

« Moi, présidente… » - Brigitte Bigot, la directrice d’Agir

France Bleu Berry a demandé à la directrice d’Agir, Brigitte Bigot, ce qu’elle ferait pour aider ces femmes dans le besoin si elle était présidente de la République. L’important selon elle, c’est, avant de leur trouver un travail et de leur enseigner le français, d’améliorer leurs conditions de vie.

Si j’étais présidente, j’aimerais qu’on mette en place des choses pour leur amener du bien-être au quotidien, ne pas toujours aller courir après des colis alimentaires aux Restos du cœur, aux banques alimentaires, apporter d’autre chose. (…) Ces gens ont à peine de quoi se nourrir donc déjà ils ne viennent pas en forme au travail. – Brigitte Bigot, directrice d’Agir

Brigitte Bigot voudrait aussi s’assurer qu’aucune ne vive plus dans « des logements insalubres », « parce qu’il y a encore beaucoup de personnes qui vivent dans des logements insalubres et qui ne disent rien parce qu’elles pensent que c’est déjà bien. »

Durant toute la durée des campagnes pour l’élection présidentielle et les législatives, France Bleu a choisi de ne pas relayer de sondage sur son site internet. Fidèle à son image de proximité, France Bleu donne la parole au plus grand nombre au travers des reportages réalisés sur le terrain par les rédactions des 44 locales du réseau France Bleu.

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