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Société

Immigration : "la Haute-Vienne reste une terre d'accueil", estime le préfet

mercredi 30 mai 2018 à 10:29 Par Justine Dincher, France Bleu Limousin

Plusieurs collectifs locaux se sont mobilisés ces dernières semaines en Haute-Vienne, pour venir en aide aux migrants et empêcher l'expulsion de l'un des leurs. Le préfet du département, Raphaël Le Méhauté, a fait le point sur ces dossiers. Il était l'invité de France Bleu Limousin ce mercredi.

Le préfet Raphaël Le Méhauté était en direct à 8h15 sur France Bleu Limousin
Le préfet Raphaël Le Méhauté était en direct à 8h15 sur France Bleu Limousin © Radio France - Régis Mazabraud

Limoges, France

En Haute-Vienne, ces dernières semaines, plusieurs collectifs ont organisé des actions pour attirer l'attention sur le sort des migrants dans le département. L'association "Chabatz d'entrar" a, par exemple, décidé d'occuper un bâtiment vide pour loger des familles, qui restaient à la rue à Limoges. Un groupe d'acteurs culturels se mobilise également pour empêcher l'expulsion d'un auteur guinéen qui a trouvé refuge à Limoges. Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne, a fait le point sur ces dossiers à 8 heures 15 ce mercredi matin, avec Solène De Larquier.  

"Respecter la loi"

Le cas de ce jeune Guinéen, qui veut rester étudier à Limoges où l'université a accepté sa candidature, est emblématique : le tribunal administratif de Limoges vient d'ordonner son renvoi vers l'Italie, là où il a été enregistré pour la première fois sur le sol européen et où il pourra déposer une demande d'asile. La procédure de Dublin oblige les migrants à déposer leur demande d'asile dans le premier pays européen foulé : "la force de nos institutions européennes est de respecter la loi des uns et des autres", explique le préfet, qui expliquent qu'il y a "toujours des recours possibles" et que "toutes les situations humanitaires sont examinées". "Cela peut arriver pour des raisons médicales, sociales - une mère avec ses enfants, par exemple -, c'est un examen au cas par cas, mais la règle doit tout de même s'appliquer, les exceptions sont extrêmement rares".

Un solde migratoire positif

D'après Raphaël Le Méhauté, en 2017, la préfecture de la Haute-Vienne a délivré 1.000 cartes "aux primo-arrivants", 3.500 titres de séjour ont été renouvelés pour des étrangers qui sont en situation régulière, 462 personnes ont également été naturalisées. "En 2017, on a aussi éloigné 99 personnes. Tout le monde peut donc faire le rapport : 1.000 cartes de primo-arrivants délivrées, et 99 personnes éloignées, c'est un rapport de 1/10. Le solde est donc extrêmement positif. La Haute-Vienne reste une terre d'accueil. Il y a une focalisation sur quelques cas particuliers, mais qui ne justifient en rien le jugement porté sur la mise en oeuvre de la politique de l'immigration en Haute-Vienne", répond le préfet du département qui ajoute que 110 places d'accueil ont été mises en place depuis 2016.