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Société

Immobilier : de plus en plus de propriétaires vendent leur jardin autour de Bordeaux

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gironde

En raison du manque de foncier dans la métropole bordelaise, et des prix qui continuent de flamber, beaucoup de propriétaires des communes périphériques sont désormais directement démarchés par les promoteurs ou les particuliers eux-mêmes pour vendre une partie de leur jardin.

Beaucoup d'acquéreurs recherchent des terrains de petite taille
Beaucoup d'acquéreurs recherchent des terrains de petite taille © Radio France - Florence Pérusin

Gironde, France

La pratique du détachement de terrain sans coefficient d'occupation des sols (le fameux COS qui était obligatoire auparavant) faisait partie des dispositions de la loi ALUR, votée en 2014. La ministre du Logement de l'époque, Cécile Duflot, avait alors voulu répondre à une double exigence : re-densifier les bourgs,  et dans le même temps permettre à des familles modestes de devenir propriétaires, en achetant des petites surfaces forcément meilleur marché.

Le rêve de devenir propriétaire

Dès la mise en place de cette disposition, un grand nombre de terrains s'étaient retrouvés sur le marché. Un phénomène qui n'a jamais diminué depuis, au contraire, qui s'est même accéléré ces derniers mois sous l'effet combiné du manque de foncier autour de Bordeaux et des prix qui continuent de flamber. La métropole bordelaise et le Bassin d'Arcachon sont particulièrement concernés.

"Aujourd'hui, pour le même prix, on a le choix entre un T3 à Bordeaux ou une maison de 90 mètres carré avec jardin à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux. Les familles ont vite fait leur choix" - Jacques Dufort, PDG d'IGC

Beaucoup de promoteurs immobiliers se sont d'ailleurs adaptés à cette demande et proposent à leurs clients des projets clés en main, combinant la recherche d'un terrain de moyenne surface (entre 400 et 600 mètres carré) et la construction d'une maison. Les chantiers se sont multipliés ces derniers mois notamment dans les communes situées aux portes de l'Entre-Deux-Mers, devenues désormais très attractives du fait de leur proximité de Bordeaux et de la possibilité d'y acquérir un terrain à un prix raisonnable.

Exemple d'un détachement de terrain sur la commune de Saint-Caprais-De-Bordeaux - Radio France
Exemple d'un détachement de terrain sur la commune de Saint-Caprais-De-Bordeaux © Radio France - Florence Pérusin

Cependant, selon certains maires du secteur, le phénomène aurait pris une ampleur telle qu'il serait urgent selon eux d'y mettre un sérieux frein, sous peine de défigurer nos campagnes.

Des maisons les unes sur les autres

Cette pratique faite au départ pour densifier les centres bourgs, gagne désormais les secteurs les plus isolés des communes. Dans ces secteurs les propriétaires de grosses surfaces (plus de 1000 mètres carré), se voient de plus en plus démarchés, directement par les promoteurs, ou par les particuliers eux-mêmes, afin de céder une partie de leur terrain. Ce qui offre l'avantage au propriétaire de lui constituer une réserve quasi immédiate d'argent, et permet de l'autre côté à des familles n'arrivant plus à se loger sur la métropole bordelaise, d'acquérir des terrains à des prix plus raisonnables (entre 80 et 100 000 euros pour 500 mètres carré). "Le gros inconvénient", souligne Christian Boneta, le maire de Saint-Caprais-de-Bordeaux, dans l'Entre-Deux-Mers, commune particulièrement concernée par ce phénomène, "c'est que dans certains quartiers de nos campagnes, les maisons se retrouvent les unes sur les autres, avec les conflits de voisinage que cela engendre". 

Une urbanisation anarchique

L'autre inconvénient, aux yeux de Catherine Veyssy, la maire de Cénac, commune également très concernée, c'est l'urbanisation anarchique et non maîtrisée que ces détachements entraînent. "Aujourd'hui, on se retrouve avec des maisons construites à l'écart de tout, et avec des gens qui veulent quand même bénéficier de tous les services de la commune !". Une équation impossible à résoudre pour les communes, mais à laquelle l'élue a finalement trouvé une parade. "Nous avons chargé un cabinet spécialisé dans cette problématique de la division parcellaire de renseigner gratuitement nos administrés qui envisageaient une division et de les accompagner, pour disposer les maisons de manière logique sur le terrain". Quant aux terrains plus éloignés du centre bourg, Catherine Veyssy a carrément décidé de revoir son plan local d’urbanisme (PLU), en rendant désormais très compliquées les constructions isolées sur les terrains issus de ces divisions. "Je ne peux pas refuser le permis de construire, en revanche, je rends la construction pleine de contraintes ce qui n'est plus du tout intéressant pour les futurs candidats" explique-t-elle. Un cas qui compte tenu de la refonte totale du plan local d'urbanisme qu'il suppose, reste encore rarissime à quelques mois des élections municipales.

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