Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen : "Aujourd'hui, je perds 700 euros par jour", déplore Stéphane, agriculteur

Conséquence de l'usine Lubrizol à Rouen, les agriculteurs de 112 communes normandes ne peuvent plus commercialiser leur lait, ce qui les prive de revenus. Un véritable coup dur pour les agriculteurs qui n'avaient pas besoin de cette catastrophe environnementale.

Les agriculteurs de 112 communes normandes ne peuvent plus commercialiser leur lait à cause de l'incendie à l'usine Lubrizol à Rouen (Photo d'illustration)
Les agriculteurs de 112 communes normandes ne peuvent plus commercialiser leur lait à cause de l'incendie à l'usine Lubrizol à Rouen (Photo d'illustration) © Maxppp - Olivier Boitet

A cause de l'incendie à l'usine Lubrizol à Rouen, les agriculteurs de 112 communes normandes situées dans la trajectoire du nuage de fumée ne peuvent plus commercialiser leur lait. Conséquence de l'arrêté préfectoral pris samedi soir. 

Le lait doit être consigné par l'exploitant, selon les termes de l'arrêté. Ce qui ne réjouit pas les agriculteurs, qui se voient privés de revenus. Dans sa ferme à Catenay, Stéphane Donckele a mis à l'abri toutes ses vaches laitières. Il continue à les nourrir, mais tout leur lait est jeté. Un crève-cœur pour ce producteur. 

« Je jette le lait »

« Aujourd'hui, je perds 700 euros par jour. Le lait est une denrée périssable, on le jette. On trait. Le tank dans lequel on le stocke le lait, théoriquement trois jours, est plein. Si on veut continuer à traire, il faut bien qu'on le vide. Donc là on jette parce que les laiteries ne viennent pas le chercher », déplore-t-il. 

C'est l'une des premières demandes des agriculteurs, que les laiteries viennent chercher le lait stocké, même s'il n'est pas mis sur le marché. Bruno Defromery possède 150 vaches laitières à La Ferté-Saint-Samson dans le pays de Bray. Depuis dimanche matin, il s'est habitué à un nouveau geste.

« On ouvre la vanne et le lait va directement dans les fosses à lisier », explique l'agriculteur qui a conscience que cela pourrait devenir un problème environnemental. Bruno Defromery souhaite que le lait soit enterré. 

« C'est un cercle sans fin, si on le met dans la fosse à lisier, notre lait sera remis sur nos pâtures ou nos terres et du coup, c'est le même problème. Personne n'a été averti. Et aujourd'hui, on ne sait pas ce qu'il faut faire », précise-t-il. 

Les agriculteurs doivent maintenant attendre les conclusions des analyses réalisées dimanche matin dans des fermes témoins. Les conclusions sont attendues pour la fin de semaine prochaine.

Le ministre de l'Agriculture attendu dans l'après-midi

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume est attendu ce lundi à 16h. Il vient apporter son soutien aux agriculteurs et mesurer les conséquences pour les productions agricoles". 

Le ministre aura l'occasion d'échanger avec les organisations professionnelles et de visiter la Ferme du Chapon à Bois-Guillaume, sur les hauteurs de Rouen, qui est sur le tracé de l'épaisse fumée noire qui s'est propagée à la suite de l'incendie du site Seveso. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess