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Société
Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Incendie de Lubrizol : des maraîchers de Seine-Maritime dénoncent un cafouillage de l'Etat

Suite à l'incendie de Lubrizol, des maraîchers de Seine Maritime ont eu, pendant trois semainesn interdiction de commercialiser leurs produits. Quand l'arrêté a été levé, ils n'ont reçu aucune consigne concernant les légumes souillés par les suies. Et certains ont pu les remettre en vente.

Une courge butternut souillée par les retombées de suies après l'incendie de Lubrizol.
Une courge butternut souillée par les retombées de suies après l'incendie de Lubrizol. - Quentin Bouttier

Le 26 septembre dernier, le nuage de Lubrizol est passé au dessus de leurs champs et vergers. Deux jours plus tard, ces maraîchers seino-marins se voyaient interdire de vendre leurs produits. Durant trois semaines, ils ont consigné ou jeté fruits et légumes. 

Le 18 octobre, suite à plusieurs résultats d'analyses, l'Anses, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, rend un avis satisfaisant et le préfet de Seine-Maritime lève son arrêté. Les maraîchers peuvent de nouveau commercialiser leurs produits. Mais dans l'arrêté, rien n'est dit sur quoi faire des légumes souillés par les retombées de suies. Certains agriculteurs ont donc pu, en toute bonne foi, les vendre. 

L'Anses est pourtant claire à ce sujet dans son avis du 18 octobre: _"Concernant les végétaux, ceux qui ont été souillés de façon visible par les retombées de suies sont  impropres à la consommation et sont détruits_. Néanmoins,  certains végétaux ont pu être contaminés par des particules non visibles." 

Les autorités répondent aux maraîchers au bout de trois semaines

Olivier Navé, maraîcher bio à Saint Aignan sur Ry et membre de la Confédération paysanne, prend note de ces préconisations. Avec certains de ses collègues, ils interpellent la préfecture et la Chambre d'Agriculture de Seine Maritime. La Chambre répond au bout de trois semaines. Elle confirme qu'il faut emmener les légumes souillés à l'incinérateur. 

Les betteraves à sucre, les pommes de terre et le maïs ensilage (destiné à nourrir le bétail) ne sont en revanche pas concernés. "C'est sûr, ce ne sont pas les mêmes surfaces, pas le même poids économique. Mais nous, ça nous paraît complètement aberrant".  Et Olivier Navé de préciser ses intentions: "On n'est pas en train de vouloir mener une vendetta et affoler tout le monde. On ne sait pas si il y a un problème mais on veut lever le doute." 

Ce militant de la Confédération paysanne trouve tout de même ahurissant que ses collègues et lui soient eux mêmes obligés d'alerter les autorités.  "Les maraîchers râlent pour qu'on leur dise "vous devez détruire vos végétaux". On marche un peu sur la tête..."

Sur les 400 prélèvements effectués depuis l'incendie de Lubrizol dans les sols et les produits agricoles, une quarantaine seulement concernait les légumes. C'est insuffisant, aux yeux d'Olivier Navé. Le maraîcher se demande aussi si d'autres prélèvements ont été prévus. Qu'il soit rassuré au moins sur ce point: la préfecture de Seine-Maritime annonce de nouveaux résultats en fin de semaine, lors de la prochaine réunion du comité pour le dialogue et la transparence.

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