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Indre : des mineurs isolés étrangers se sentent délaissés par l'aide sociale à l'enfance

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Par , France Bleu Berry

L’Aide sociale à l’enfance, qui dépend du département, est chargée d’accompagner les mineurs isolés étrangers. Dans l’Indre, comme d’autres départements, elle dit manquer de moyens. Du côté de ces jeunes, ils ne se sentent pas suffisamment accompagnés.

Le Réseau Education Sans Frontières vient en aide à ces mineurs isolés étrangers.
Le Réseau Education Sans Frontières vient en aide à ces mineurs isolés étrangers. © Radio France - Agathe Nadimi

Le manque de moyens pour prendre en charge les mineurs isolés étrangers n’est pas nouveau. L’Aide sociale à l'enfance (l'ASE) qui dépend des départements affirme ne pas avoir assez de moyens financiers pour gérer les dossiers. C’est le cas dans l'Indre où plusieurs jeunes se sentent délaissés par cette structure.

Ils ont ce sentiment dès l'évaluation, que l’ASE effectue pour déterminer s’ils sont mineurs ou non. La reconnaissance de ce statut n’offre pas les mêmes droits. Selon la loi, cette évaluation est faite par plusieurs personnes pour que le choix ne soit pas arbitraire. Ce n'était pas le cas pour un jeune homme de 16 ans, venu de Guinée et arrivé à Châteauroux en mai dernier. 

"C’était avec une personne. Quand je suis arrivé, moralement, ça n’allait pas avec tout ce que j’avais vécu sur la route. On m’a demandé d’expliquer tout ça. Ce n’est pas facile. Quand je l’ai expliqué, j’avais les larmes aux yeux. La dame, elle, elle me regardait, ça la faisait rire. Elle était dure avec moi ", se rappelle-t-il. 

L’État permet au département d’effectuer cette évaluation sur cinq jours. C’était loin d'être le cas pour un autre jeune homme de 16 ans, lui aussi originaire de la Guinée et arrivé à Châteauroux en septembre dernier. Il a été évalué quelques heures après avoir été débarqué d'un train en pleine nuit. " L’évaluation s’est déroulée en un seul jour, en même pas 24 heures, et ça passe vite. Si tu es retenu, on te retient. Si tu n’es pas retenu, on te met à la porte" , regrette-t-il. 

L’évaluation s’est déroulée en même pas 24 heures " , un jeune homme de 16 ans 

Si l’ASE les reconnaît mineurs, elle est chargée de les aider à trouver un apprentissage par exemple. Là encore, le premier jeune homme ne se sent pas épaulé. " Le premier jour, ils m’ont accompagné. Quand la Mission Locale m’a redonné des rendez-vous, là, j’étais seul ", explique-t-il. 

Un manque d’accompagnement sur la scolarité 

Pour Kevin, du Réseau Éducaction Sans Frontière, la Mission Lovale fait plus pour la scolarité de ces jeunes que l’ASE elle-même. "Ce sont beaucoup de jeunes francophones donc on peut les mettre sur de la simple mobilisation scolaire, notamment à Issoudun où il y a encore de la place. Pourquoi ces jeunes n’y vont pas, on ne sait pas, on n’a pas de réponse" , souligne Kévin.

Autre problème selon lui, quand les jeunes ne sont pas reconnus mineurs par l’ASE, ils peuvent saisir le juge pour enfants mais ils ne sont pas forcément au courant de ce droit. Et lorsqu’il faut attendre deux ou trois semaines pour être convoqués, ils n’ont pas d’hébergement, pas d’accompagnement. En revanche, il reconnaît une amélioration du côté de la santé avec un meilleur suivi. 

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