Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Indre-et-Loire : en ce début 2019, 85.000 habitants passent (enfin) du sac poubelle au bac à ordures

lundi 7 janvier 2019 à 5:19 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Touraine

Le syndicat de gestion des déchets du Chinonais, en Indre-et-Loire, entame une petite révolution. 35.000 bacs à ordures individuels vont être distribués à 85.000 habitants. Jusqu'alors, les sacs poubelles étaient directement posés devant les habitations.

 35 000 bacs à ordures vont être distribués dans 80 communes d'Indre-et-Loire, où les sacs poubelles sont habituellement déposés en bord de route.
35 000 bacs à ordures vont être distribués dans 80 communes d'Indre-et-Loire, où les sacs poubelles sont habituellement déposés en bord de route. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Indre-et-Loire, France

C'est une petite révolution pour la gestion des déchets en Chinonais ! Jusqu'aujourd'hui, dans 79 communes du département d'Indre-et-Loire, les ordures ménagères étaient déposées devant les maisons, dans des sacs poubelles. C'est bientôt terminé !  Les 85.000 habitants vont devoir s'habituer à utiliser des bacs de collectes.  35.000 bacs individuels vont être distribués dans les prochaines semaines, et des bacs collectifs sont en train d'être installés, notamment en zones rurales.

Question de salubrité publique et conditions de travail des éboueurs

Un investissement de deux millions d'euros du SMICTOM, le syndicat de gestion des déchets du Chinonais, dont 1,2 millions d'euros uniquement pour l'achat des bacs. A la clef, des avancées pour la santé au travail  pour les éboueurs. "A force de jeter des sacs dans le camion, ils étaient presque tous atteints de troubles musculo-squelettiques ", rapporte le président du SMICTOM, Philippe Massart. "Arrivés à 45 ans, beaucoup n'étaient plus capables de faire ce métier. Il fallait trouver une solution. Maintenant il suffira d'accrocher le bac au camion, et non plus le geste contraignant de lancé de sac."

Les sacs ne résistent pas à un renard, ou même à un chien."

Ces bacs sont aussi une question de salubrité publique, poursuit Philippe Massart. "Des sacs en bords de route, cela pose des problèmes liés aux animaux errants. Nous sommes un territoire majoritairement rural. Les sacs ne résistent pas à un renard, ou même à un chien." 

Un argument qui fait mouche à Sainte-Maure-de-Touraine, où les premiers bacs collectifs ont été installés, et où les bacs individuels devraient suivre d'ici dans les prochaines semaines. Franck tient un petit commerce d'alimentation en centre-ville. "Quand il n'y a pas de saloperies qui se promènent, c'est pas plus mal ! Quand vous passez, c'est quand même mieux de voir des conteneurs que des sacs se balader à droite à gauche."