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Société

Indre-et-Loire : cet Anglais a tout plaqué pour ouvrir une micro-brasserie à Braslou

dimanche 17 mars 2019 à 5:05 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Touraine

Braslou, 400 habitants à peine, et sa micro-brasserie. Tommy Barnes, un londonien de 41 ans, s'est installé dans ce petit village d'Indre-et-Loire il y a trois ans, pour produire sa bière artisanale.

 Tommy Barnes s'est installé en Indre-et-Loire en 2016 pour monter sa micro-brasserie. De son aventure, il en a tiré un livre.
Tommy Barnes s'est installé en Indre-et-Loire en 2016 pour monter sa micro-brasserie. De son aventure, il en a tiré un livre. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Braslou, France

C'est en 2015 que Tommy Barnes et sa femme quittent l'Angleterre pour la France. Ce designer graphique lâche son emploi, envie de changer d'air et se lance un défi : faire aimer la bière artisanale au pays du bon vin. Le voilà donc dans sa petite maison de Braslou, une commune de 400 habitants, à 45 minutes de Tours. Il y aménage sa propre petite brasserie : "J'adore la bière, je m'y connais bien, j'en ai bu beaucoup, s'amuse le brasseur. Quand nous avons déménagé en France, il a fallu que je travaille.

Dans une pièce, en dehors de la maison, il installe d'abord un bassin de 25 litres, une toute petite production. Aujourd'hui, chaque semaine, 400 litres de bière sont produits. "C'est toujours petit, mais je suis tout seul." Du monde des brasseurs, il n'a que quelques rudiments, appris avec un ami qui brasse pour son plaisir en Angleterre. Pas de quoi le freiner. "C'est facile de faire de la bière. C'est difficile de faire de la bonne bière", assure-t-il dans un sourire. 

De nombreuses péripéties 

"Quand j'ai commencé, j'ai fabriqué beaucoup de bières particulières, un peu intéressantes. Je me souviens, j'ai fabriqué une fois une bière au goût de poubelle. Mais maintenant, toutes mes bières sont très bonnes, c'est comme tout il faut pratiquer." Il espère être rentable d'ici l'an prochain. 

France Bleu Touraine est allée rendre visite à Tommy Barnes, dans sa micro-brasserie.

Il produit donc désormais sa propre blonde légère, sa brune inspirée de la Guiness, et une IPA, une Indian Pale Ale, à très forte teneur en houblon. Des produits distribués dans les magasins locaux, sur les marchés et dans une grande surface de la région. D'autres embûches ont aussi pavé le lancement de l'entreprise : un chien amateur de malt, qui n'hésite pas à venir se servir dans les stocks ; des inondations à répétition dans la brasserie. 

Quand un anglais se frotte à la "bureaucratie" française

Mais le plus dur pour l'expatrié anglais, sera décidément l'administration à la française. "Je suis allé à la chambre de commerce à Tours. Je leur ai dit que je voulais m'installer comme brasseur. J'ai envoyé un mail, pris rendez-vous. Et quand je suis arrivé, on m'a dit que j'étais dans le mauvais bureau." Des tracasseries qu'il racontera à ses amis français. "Ils m'ont confirmé que c'était compliqué pour tout le monde." 

Dans son livre, Tommy Barnes livre son expérience et ses anecdotes. Le livre est sorti chez Michel Lafon.  - Radio France
Dans son livre, Tommy Barnes livre son expérience et ses anecdotes. Le livre est sorti chez Michel Lafon. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Ces multiples mésaventures, Tommy Barnes les narre sur un blog en anglais. Repéré par un éditeur, il en fera un livre. "Une bière in the Loire", vient d'être traduit en français et publié par Michel Lafon.