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Indre-et-Loire : les soirées dansantes, pots et cocktails interdits, la préfecture met "un tour de vis"

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Par , France Bleu Touraine

L'Indre-et-Loire est désormais classée en rouge face à une hausse exponentielle du nombre de cas de Covid-19. Pour limiter la propagation du virus, la préfète prend un arrêté à partir du lundi 21 septembre qui interdit notamment les soirées dansantes, pots et cocktails debouts.

La préfète d'Indre-et-Loire Marie Lajus et la déléguée départementale de l'ARS Myriam Sally Scanzi
La préfète d'Indre-et-Loire Marie Lajus et la déléguée départementale de l'ARS Myriam Sally Scanzi © Radio France - Radio France

"Il faut mettre un tour de vis dans ce département", voilà le message de la préfète d'Indre-et-Loire, Marie Lajus, ce samedi 19 septembre qui s'exprimait sur sa stratégie de lutte contre la propagation de la Covid-19 alors que le département est désormais classé en zone rouge. Des mesures qui seront obligatoires dès ce lundi 21 septembre et pendant un mois, renouvelables.

Tout d'abord la préfète annonce le rétablissement de la règle d’un siège de distance entre chaque personne présente ou entre chaque groupe de 10 personnes maximum ayant réservé ensemble dans les salles de spectacles, concerts, cinémas etc.

Les "événements sociaux debout" interdits 

D'autres mesures restrictives vont être mises en place via un arrêté qui interdit, dans tous lieux recevant du public, tous les pots, cocktails ou "événements sociaux debout". Les soirées dansantes sont aussi interdites sur la voie publique comme les soirées étudiantes. "Il faut éviter une baisse de la vigilance dans les lieux sociaux collectifs" demande Marie Lajus. 

Seront interdits : les buvettes, apéritifs, vins d’honneur, cocktails, goûter et « pots » avec consommation statique en position debout; les buvettes dans les espaces clos sans accueil assis ; les consommations partagées (planches, snacking, etc.).

C’est surtout un avertissement que lance la préfète car la progression de l'épidémie dans le département "est exponentielle" prévient l'ARS. Cet avertissement est d'abord à destination des universités auxquelles il est demandé de limiter au maximum les contacts dans les locaux, "adopter chaque fois que possible une organisation reposant sur un enseignement en distanciel" et d'interdire les rassemblements entre les étudiants. Des étudiants particulièrement susceptibles de diffuser le virus. 

Les personnes vulnérables appelées à "limiter au maximum tout contact sauf proche immédiat"

Aux personnes vulnérables, la préfecture incite observer "une très grande vigilance" et à "limiter au maximum tout contact sauf proche immédiat". Un courrier sera également adressé aux directions des Ehpad pour demander d'appliquer une régulation des visites avec un protocole sanitaire encore plus fort. Concernant ces établissements, l'ARS rappelle qu'un cluster important touche notamment l'Ehpad de Rochecorbon avec à ce jour deux décès recensés.

Pour ce qui est des milieux professionnels, où de nombreux clusters sont également comptabilisés dans le département, la préfète dit observer un "relâchement" et va contacter les chefs d’entreprises pour demander là aussi une limitation des événements sociaux mais aussi des mesures comme le port du masque dans les véhicules. "Il est attendu des entreprises du département qu’elles favorisent autant que possible le télétravail et toute autre organisation de nature à garantir la protection de leurs salariés", détaille-t-elle.

"Les forces de sécurité intérieure veilleront à la bonne application de ces mesures dans le cadre des patrouilles de contrôle déjà en vigueur."

10.000 tests réalisés chaque semaine

Au sujet de la stratégie de tests, les dépistages seront renforcés. 10.000 tests sont réalisés chaque semaine. Une file prioritaire sera mise en place pour les personnes les plus vulnérables comme les personnes symptomatiques ou les cas contacts. "Il faut se faire tester dès les premiers signes de la maladie", rappelle la préfète. Pour les personnes symptomatiques et/ou définies cas contact à risque, les laboratoires s’engagent, sous la vigilance de l’ARS à fournir les résultats des tests sous 24 heures.

La préfecture prévoit donc un élargissent des horaires d’accueil les jours prochains ainsi que le déploiement de 16 lieux de dépistages, dont 8 créés spécifiquement, pour assurer un
maillage cohérent du territoire métropolitain.

Au sujet des écoles en revanche, le protocole sanitaire restera le même que celui demandé par le gouvernement, c'est à dire "plus allégé", avec notamment une réduction de la durée de l'isolement à sept jours au lieu de quatorze. Un enseignant de maternelle ou d'élémentaire portant un masque qui a côtoyé un élève non masqué positif au Covid-19 ne devrait plus être considéré comme un cas contact ni renvoyé chez lui. Actuellement, 1.130 élèves sont à l’isolement chez eux en Indre-et-Loire selon la préfète d'Indre-et-Loire.

Pas de fermeture temporaire des bars et restaurants "pour l'instant"

Pas question en revanche pour le moment de limiter l’ouverture des restaurants et des bars. "Les comportements collectifs ne justifient pas cette fermeture" explique Marie Lajus qui avoue craindre l'impact de la dégradation de la météo et donc la réduction du nombre de clients en terrasses qui iront donc consommer à l'intérieur.

Il n'est pas non plus question pour l'instant de généraliser le port du masque dans la métropole de Tours. Toutefois ces questions sont en réflexion et elle n’exclut pas de mettre en place ces mesures dans les prochaines semaines si la situation ne s’améliore pas.

De plus en plus de malades hospitalisés et un taux d'incidence qui grimpe

Cette situation résulte d'indicateurs alarmants sur l'évolution de l'épidémie dans le département. Le taux d’incidence départemental de 76 nouveaux cas pour 100 000 habitants la semaine dernière, dépasse le seuil d’alerte de 50/100 000 habitants. 

Le taux de positivité est de 4 % sur le total des 9 200 tests réalisés la semaine passée. On constate également une croissance continue du nombre de lits occupés dans les services hospitaliers et de cas de réanimation et un nombre de passages en médecine de ville qui augmente.

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