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Indre : un dispositif d'écoute pour les familles endeuillées depuis le début de l'épidémie de Covid

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Par , France Bleu Berry

"Pour ceux qui restent" : c'est le nom d'une cellule d'écoute et d'accompagnement pour les familles ayant perdu des proches depuis le début de l'épidémie de Covid-19. Une période très difficile avec toutes les restrictions sanitaire.

Avec l'épidémie de Covid-19, de nombreuses familles endeuillées n'ont pas pu vivre les derniers instants de leurs proches
Avec l'épidémie de Covid-19, de nombreuses familles endeuillées n'ont pas pu vivre les derniers instants de leurs proches © Radio France - Anne Oger

Le deuil après la perte d'un proche est toujours un moment difficile. Mais depuis le début de l'épidémie de Covid-19 en mars 2020, c'est encore plus douloureux. À cause des contraintes sanitaires, beaucoup de familles ont été écartées des derniers instants de vie et des obsèques. "Il est important d'avoir une vigilance particulière compte tenu du contexte. Le deuil n'est pas une maladie mais peut le devenir", prévient Sandrine Toker, responsable de l'association Elisabeth Kübler-Ross dans l'Indre. 

La santé mentale doit être une priorité en France

Un dispositif d'écoute et d'accompagnement psychologique est donc lancé dans l'Indre. C'est à l'initiative du Conseil territorial de santé (CTS) et en partenariat avec de nombreuses associations spécialisées dans la prise en charge de victimes et dans l'écoute. L'association France Victime 36 est notamment mobilisée. "Nous avons l'habitude d'aider des personnes qui manifestent un besoin d'écoute, de partage. Nos bénévoles sont à même de répondre au mieux", témoigne son président Jean-François Mémin.

Il faut contacter le 02 54 07 01 69. "Une secrétaire formée à l'accueil et à l'écoute reçoit la demande et il y a une orientation selon les situations. Un simple échange par téléphone, une rencontre, un suivi régulier", indique le docteur Hervé Mignot, président du CTS de l'Indre. "De la même façon qu'on a poussé les murs dans les hôpitaux pour accueillir les patients Covid, il va falloir aussi se préoccuper de la santé mentale de la population française et pousser les murs pour accueillir ces familles qui auront besoin de soutien", ajoute-t-il.

Une démarche suivie par Nathalie (prénom modifié). Cette habitante du département de l'Indre a perdu sa mère au tout début du premier confinement. Une épreuve douloureuse dont elle a beaucoup de mal à se relever. "La nuit, il y a des cauchemars, des visions, des interrogations... On n'a pas fait notre deuil. Il a fallu faire très vite, sans recueillement auprès d'elle, sans vivre et partager ses derniers moments de vie", indique-t-elle. "Qu'on nous aide à faire ce deuil qui n'est pas facile en temps normal mais d'autant plus dans ces conditions violentes", implore Nathalie.

Psychologiquement, ça peut être une aide salutaire. Il faut un accompagnement, il faut un soutien

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