Société

Indre : une association pour promouvoir les circuits-courts

Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry jeudi 19 janvier 2017 à 6:20

Elise Brahy, en charge de l'association
Elise Brahy, en charge de l'association © Radio France - Gaëlle Fontenit

Dès le 24 janvier, le Parc Naturel de la Brenne et le Pays Castelroussin lancent ensemble une association pour faciliter l'approvisionnement en circuit-court de la restauration collective.

Une association pour promouvoir les circuits-courts, sur le papier, cela ne semble pas innovant. Et pourtant... Le concept est cette fois différent.

"L'idée, c'est que l'association soit le lien entre les producteurs et les collectivités. Elle se chargerait de faire le relais. Même si les collectivités passaient commandes auprès de plusieurs producteurs, elles n'auraient qu'un bon de commande, qu'une livraison, qu'une facture" détaille Elise Brahy. La jeune femme a été embauchée par le Parc Naturel de la Brenne pour lancer cette association dont elle sera salariée à compter du 24 janvier.

Une meilleure prise en compte de la saisonnabilité

L'association va commencer par concevoir un site web, portail commun à tous les producteurs participant au projet. "Nous pourrons en temps réel indiquer les produits disponibles et les prix, explique Laurent Sabourault, président de l'association des producteurs fermiers du pays castelroussin. Le souci, c'est que jusqu'à présent, nous allions chacun livrer nos produits. A terme, Elise s'occupera de toutes les livraisons".

Convaincu aussi, Chantal Payet, responsable de la cuisine centrale de Châteauroux. De ces cuisines sortent chaque jour 2.500 repas à destination des écoles, de la cantine du personnel municipal ou encore pour le portage à domicile.Il salue la démarche : " Au niveau du marché des fournisseurs, avoir un seul interlocuteur va nous faciliter la vie. C'est un atout considérable".

Un surcoût à prévoir

Une dizaine de producteurs ont accepté de participer au projet. Il s'agit de maraîchers, d'éleveurs, de producteurs laitiers ou encore de producteurs de pains et farine. "'Il n'y a pas de cahier des charges pour l'instant... il n'est pas obligatoire d'être en bio. On demande juste que les gens soient implantés sur le territoire du PNR ou du Pays Castelroussin" explique Elise Brahy.

Passer par la filière courte engendre pour certains produits un surcoût. "Par exemple, un poulet en filière classique revient à 2.5 euros le kilo. En filière courte, il faut compter 7 euros. Mais ce n'est pas le même poulet... les cuisines centrales ont envie de retrouver des produits frais et de qualité. En terme de sensibilité au goût, c'est une autre démarche..." assure Elise Brahy.

Créer des vocations

Au delà de la promotion des circuits cours, la démarche se veut militante. "J'espère que cela va encourager des producteurs à s'installer, de penser autrement l'agriculture, plus locale. En garantissant des débouchés, on peut peut être susciter des vocations" veut croire l'animatrice circuits-courts.