Société

Info France Bleu 107.1 - Des affiches du site de rencontres extra-conjugales Gleeden censurées en Ile-de-France

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région vendredi 13 février 2015 à 15:55

Gleeden site de rencontres extra-conjugales
Gleeden site de rencontres extra-conjugales © Gleeden

Des publicités pour le site de rencontres Gleeden spécialisé dans les relations extra-conjugales viennent d’être censurées par plusieurs réseaux de bus dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine.

Les publicités du site de rencontres extra-conjugales Gleeden ne plaisent pas à tout le monde. Ce site n’a rien d’illégal et ses publicités ne montrent aucune image dénudée par exemple mais malgré tout le concept a choqué certains voyageurs . La charge a été donnée par des milieux catholiques traditionalistes qui estiment que ces affiches sont contraires aux bonnes mœurs et qui se sont plaints. La campagne anti-Gleeden a été menée par un collectif de catholiques appelé Les Précurseurs , proche de la Manif pour tous. Pour ce collectif ces publicités, qui font la promotion de l’adultère, sont néfastes pour la société même si elles ne comportent aucune photo choquante.

P Les pubs Gleeden censurées

Rien d'illégal dans la campagne censurée

Le jury de la déontologie de la publicité qui a été saisi, a trouvé les publicités de Gleeden tout à fait diffusables . Et pourtant au moins huit réseaux de bus dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine ont arrêté la diffusion de la campagne  qu’ils avaient commencée à diffuser et les affiches ont été retirées. A Versailles, Poissy, Rambouillet ou Sèvres, les affiches ont disparu en quelques jours.

E Les pubs Gleeden censurées

Depuis sa création le 1er décembre 2009, "ce n’était jamais arrivé " indique Solène Paillet, la responsable de communication de Gleeden. Chez Kéolis et Transdev qui gèrent ces réseaux de bus on est un peu embarrassé. Le directeur markéting de Phebus à Versailles affirme avoir reçu 500 mails de protestations et la anti-Gleeden ont récolté 20.000 signatures sur internet .

Malgré tout certains réseaux ont résisté à la pression. C’est le cas de la RATP qui a refusé de retirer la campagne de publicité de ses bus.