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Installée à Montpellier pour soigner leur fille, une famille géorgienne risque l'expulsion

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Déboutée deux fois du droit d'asile, la famille Goginava, originaire de Géorgie, risque d'être expulsée de son logement. Le tribunal administratif de Montpellier étudie sa situation ce lundi 21 décembre 2020. Cette famille s'est installée à Montpellier pour soigner leur cadette.

La famille Goginava s'est installée à Montpellier en 2018.
La famille Goginava s'est installée à Montpellier en 2018. - Guranda Goginava

La famille Goginava, originaire de Géorgie, a été contrainte de s'installer à Montpellier pour pouvoir soigner leur cadette, atteinte d'une maladie génétique rare. Déboutés du droit d'asile deux fois, le couple et ses deux enfants risquent d'être expulsés de leur logement. Le tribunal administratif de Montpellier étudie leur situation ce lundi 21 décembre 2020.

Soignée au CHU de Montpellier

Goderzi et Guranda Goginava, ainsi que leurs deux petites filles, ont quitté la Géorgie en 2018, faute de trouver un traitement pour Ana Maria, la petite dernière de la famille. Ils sont passés en Allemagne, où on leur a conseillé de se diriger vers le CHU Saint-Eloi de Montpellier. La famille s'est donc installée à Montpellier. Les équipes médicales suivent la maladie de la fillette de 6 ans.

"C'est une lourde maladie, explique Nadège Escudier, institutrice à l'école Antoine Balard de Montpellier, établissement dans lequel est scolarisée la fillette de 6 ans. Elle a un handicap mental. Elle a du mal à s'exprimer. Elle a aussi un lourd handicap moteur. En France, elle a été opérée d'un pied bot (une déformation du pied). Elle est toujours suivie par un kiné et peut difficilement marcher."

Une troisième demande d'asile en cours

Depuis son arrivée en France, la famille géorgienne a demandé l'asile deux fois. En attendant que les procédures aboutissent, le CADA (Centre d'accueil des demandeurs d'asile) lui a fourni un logement. Mais leurs demandes ont été déboutées. Une troisième demande d'asile est en cours, un peu différente : c'est la demande d'asile pour parent d'enfant malade, qui n'ouvre pas le droit à un logement

"On a demandé un avis du généticien, qui témoigne qu'il serait préférable qu'Ana Maria reste ici pour être soignée." - Nadège Escudier, institutrice à l'école Antoine Balard de Montpellier.

Concrètement, la famille Goginava peut être expulsée de son logement du jour au lendemain. Le tribunal administratif de Montpellier doit rendre le délibéré ce lundi 21 décembre 2020. "Ce qu'on craint, c'est qu'ils n'aient pas de solution pérenne, précise Nadège Escudier, qu'ils soient baladés d'hôtel en hôtel et relogés, à quatre, dans de petites chambres."

"Changer de lieux tout le temps, ça mettrait en péril leur scolarisation. Surtout avec une enfant handicapée et toute l'organisation que ça implique" - Nadège Escudier, institutrice à l'école Balard

Soutenus par les parents d'élèves

Aujourd'hui, le papa de la famille, Goderzi Goginava, travaille dans une association caritative à Alès. La maman, Guranda Goginava, est bénévole au Secours Populaire, à la Paillade, à Montpellier. Elle prend aussi des cours de français. Les deux petites filles sont scolarisées à l'école Balard de la Mosson. La famille survit grâce à l'action des associations caritatives. Mais pendant le premier confinement, avec l'arrêt de l'activité de ces associations, elle ne peut plus subvenir à ses besoins.

"Ils feraient tout pour soigner leur petite fille." - Nadège Escudier, institutrice à l'école Antoine Balard de Montpellier.

"C'est à ce moment-là que j'ai appris dans quelle situation ils étaient, explique Nadège Escudier. Ils manquaient de beaucoup de choses, notamment de couches, pour la petite." Les parents d'élèves lancent une cagnotte, récupèrent de l'argent et font les courses pour la famille. L'équipe contacte aussi des associations, pour leur trouver un logement, en vain.

La famille Goginava s'est installée à Montpellier pour soigner leur cadette.

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