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Société

Interdiction du kit mains-libres : les chauffeurs de taxis toulousains demandent une dérogation

lundi 3 août 2015 à 19:20 Par Jean-Marc Perez, France Bleu Occitanie

Les chauffeurs de taxis sont logés à la même enseigne que les autres automobilistes. S'ils veulent téléphoner en voiture, depuis le 1er juillet, ils ne peuvent plus utiliser leur kit mains-libres. Ils doivent passer les appels en bluetooth dans l'habitacle. Mais pour des raisons de confidentialité, ils ont demandé une dérogation au ministère de l'intérieur. Dérogation refusée.

Un taxi à Toulouse (archives).
Un taxi à Toulouse (archives). © Maxppp - Michel Labonne

"Moi j'ai 80% de ma clientèle qui est basée Castelginest, j'ai des clients qui se connaissent entre eux", explique Fabien Barbaste, chauffeur de taxi en Haute-Garonne. 

Alors forcément, quand il reçoit un appel en bluetooth et qu'il a des clients à l'arrière de la voiture, ça peut poser quelques problèmes. Surtout que, comme beaucoup de chauffeurs de taxis, une grosse partie de sa clientèle sont des "malades assis", des clients qu'il emmène en consultation ou qu'il va rechercher à l'hôpital. "Si la personne ne veut pas divulguer sa maladie, il suffit que je sois avec un client qui connait cette personne, et le client apprend du même coup que cette personne est malade."

Sans parler de toutes les informations personnelles que donne un client quand il appelle un taxi. Son nom, son adresse, son numéro de téléphone, parfois la date de ses vacances. Des infos qu'on n'a pas forcément envie de laisser entre toutes les mains. Et puis, quand un client à l'arrière profite de son trajet pour faire une réunion par téléphone, il suffit que le chauffeur reçoive un appel en même temps, et c'est la cacophonie assurée. 

Peu de contrôles 

Dans les faits, il y a peu de contrôles pour le moment. Alors la plupart des chauffeurs qui avaient l'habitude d'utiliser un kit mains-libres continuent de le faire.

Mais la fédération nationale a envoyé au Ministère de l'Intérieur une demande de dérogation. Une première lettre envoyée, dès le mois de janvier, et puis en juin, pendant les manifestations, un rappel de vive voix à Bernard Cazeneuve. Le ministre a répondu : pas de dérogation possible pour le moment. 

Au mois de décembre, le gouvernement fera un premier bilan général de la mise en application de cette nouvelle mesure. Peut-être qu'alors les chauffeurs de taxis parviendront à ouvrir la discussion.

Fabien Barbaste, chauffeur de taxi à Castelginest