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Dossier : Coronavirus

Interdire l'alcool en plein confinement est une "fausse bonne idée"

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Par , France Bleu Picardie, France Bleu Nord

La période de confinement décrétée pour lutter contre la propagation du virus est une épreuve pour les personnes dépendantes : alcool, tabac par exemple.

Le confinement, une épreuve pour les personnes dépendantes à l'alcool
Le confinement, une épreuve pour les personnes dépendantes à l'alcool © Radio France - Stéphane Milhomme

L'idée, rapidement abandonnée, d'interdire la vente d'alcool dans l'Aisne est une "fausse bonne idée" considère Maroussia Wilquin. C'est même dangereux selon la psychiatre et addictologue à l'hôpital d'Abbeville.

Le confinement, dangereux pour les personnes dépendantes à l'alcool ou au tabac

"Stress, anxiété, isolement" : le confinement décrété pour lutter contre l'épidémie de coronavirus est une épreuve pour les personnes dépendantes. La consommation d'alcool risque forcément d'augmenter pendant cette période admet la psychiatre mais l'interdire pourrait être "dangereux pour les personnes physiquement dépendantes". En cas de fortes dépendances, un arrêt brutal peut même "être mortel" assure Maroussia Wilquin qui décrit de potentielles "convulsions, coma ou delirium tremens".  

Pas de solution miracle

Pour lutter contre ces addictions et les consommations excessives redoutées dans les prochains jours, il n'y a pourtant "pas de solution miracle" avoue l'addictologue qui prône la diffusion de messages de prévention. Au même titre que pour les gestes barrières, "des conseils pour gérer sa consommation, des contacts d'urgence" pourraient être régulièrement rappelés.

Le confinement aura des conséquences psychiques

Pour Maroussia Wilquin, la post-crise se soldera par des hospitalisations en hausse. Les besoins de suivi psychique seront importants prédit la psychiatre qui évoque de probables "troubles de l'humeur, de l'anxiété, un état de stress post traumatique". Il y aura aussi des difficultés de "deuil pathologique" pour les familles empêchées, par le confinement, d'accompagner jusqu'à la fin leur proche ou d'assister aux obsèques.

En cas de difficultés, l'addictologue dont l'interview est à réécouter ici conseille d'en parler à vos proches, vos familles et de contacter les professionnels près de chez vous.

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