Société

Internet : des Sarladais abusés pour recevoir des actes d'état civil

Par Xavier Ridon, France Bleu Périgord mercredi 18 février 2015 à 6:00

Sur Internet, des démarches abusives ne sont pas forcément illégales.
Sur Internet, des démarches abusives ne sont pas forcément illégales. © Fotolia.com

Depuis le début de l'année, des abus venus d'internet se propagent à la mairie de Sarlat. Les citoyens qui veulent obtenir un acte d'état civil appellent car ils ont dû payer pour avoir l'acte. Or obtenir cet acte est un service gratuit, un service public. Mais pas simple de lutter.

Avoir des actes d'état civil c'est en principe gratuit, seulement sur Internet des petits malins se proposent de fournir l'acte, de s'occuper de toute la démarche moyennant finances. Le prix va de 20 à 40 euros. Les agents de l'état civil à la mairie de Sarlat reçoivent plusieurs fois par jour des appels d'administrés mécontents.

Abusif, mais pas illégal

L'un d'eux a d'ailleurs aussi voulu intenter une action en justice il y a près d'une semaine, sauf que cela ne sert à rien... C'est une démarche abusive mais pas illégale. Clairement, il s'agit d'un site intermédiaire qui par le truchement d'internet se glisse entre l'administré et sa mairie et fait facturer cette entremise entre 20 et 40 euros. Ça se passe donc à Sarlat mais, à titre d'exemple, la mairie de Paris appelle aussi à la prudence. Seulement ce n'est pas simple de lutter contre ces sites.

"C'est compliqué car ils bénéficient de réseaux que nous n'avons pas et ils démarchent peut-être des publics plus fragiles que d'autres ou plus pressés." — Franck Duval, adjoint à la mairie de Sarlat chargé de la communication

Il a aussi le souvenir d'un administré qui a payé deux fois la prestation : "80 euros, c'est tout de même très cher ", ajoute-t-il. Franck Duval n'a d'ailleurs de cesse de répéter qu'il s'agit d'un service gratuit qui peut se faire soit physiquement en mairie soit sur Internet, mais pour ne pas se faire abuser, les démarches administratives doivent se faire directement depuis le site de votre commune.

ALLER PLUS LOIN ► Le site de l'État mon.service-public.fr

Abus sur Internet : "ils démarchent des publics plus fragiles, plus pressés"