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Société

PHOTOS - La police intervient sur le campus de l'Université Paul-Valéry de Montpellier

lundi 23 avril 2018 à 7:54 Par Elisabeth Badinier et Elena Louazon, France Bleu Hérault et France Bleu

La police est intervenue ce lundi matin sur le campus de l'université Paul-Valéry de Montpellier, déserté par les étudiants bloqueurs.

La police va faire l'inventaire des dégâts
La police va faire l'inventaire des dégâts © Radio France - Elena Louazon

Montpellier, France

Ce lundi matin, une cinquantaine de policiers ont investi le campus de l'université Paul Valéry de Montpellier, intervention possible depuis la décision du tribunal administratif la semaine dernière. Tout s'est passé dans le calme car le campus était désert

La police présente pour enquêter

Plusieurs véhicules de police sont arrivés vers 6h15 devant les locaux. Durant une heure, les agents de police, accompagnés de la police scientifique ont pris des photos, relevé des empreintes et effectué des constations sur des portes et des serrures. 

Les enquêteurs cherchent à retrouver les étudiants qui se sont introduits dans le local technique pour endommager les serveurs informatiques il y a deux semaines, mais aussi à identifier les casseurs de la manifestation du 14 avril, soupçonnés de s'être rendus dans les locaux de l'université après la manifestation.

Rouvrir les locaux

Les étudiants qui occupaient trois amphithéâtres de l'université étaient absents. Ils avaient voté en assemblée générale jeudi dernier la suspension de l'occupation durant la semaine, qui correspond à une période où la fac est fermée administrativement. 

A la suite de l'intervention de la police, les amphithéâtres occupés ont été verrouillés afin que les étudiants ne puissent plus revenir.

Le président de l'université Patrick Gilli jure qu'il ne s'agissait pas d'une expulsion. "Les bloqueurs sont partis pour la semaine comme ils l'avaient annoncé. C'était simplement une opération de police judiciaire pour faire des constatations dans les amphis rendus libres, pas une évacuation", a-t-il insisté.

Des dégâts importants

Pour les services universitaires, cette intervention était surtout l'occasion de faire le bilan des dégradations dans les amphithéâtres de l'université. Des centaines de tables restées dehors ont pris la pluie est sont désormais inutilisables. Les murs des amphis ont quant à eux été recouverts de messages politiques et de dessins.

Les enchevêtrement de tables, chaises et troncs d'arbres qui bloquaient l'entrée des différents bâtiments depuis presque deux mois ont pu être retirés dans la journée.

"Les cours et les examens sont terminés, il est possible qu'on laisse les amphithéâtres fermés quelques temps", a précisé Patrick Gilli.

L'université évalue les dégâts à 300.000 euros : 200.000 pour les dégradations et la remis en état, et 100.000 euros pour la sécurisation du site et les tenu des examens à l'extérieur.

Les étudiants mobilisés ont annoncé que le blocage et l'occupation de l'université seraient à nouveau soumis au vote lors d'une assemblée générale le 2 mai. L'université répond dans un communiqué qu'elle "n'acceptera pas" un nouveau blocage. 

Le président de Paul-Valéry évoque les réparations à venir