Société

Issoudun : à la recherche de bénévoles pour passer du temps avec les trente-deux demandeurs d'asile hébergés

Par Armêl Balogog, France Bleu Berry lundi 16 janvier 2017 à 6:00

Deux jeunes guinéens demandeurs d'asile, arrivés à Issoudun
Deux jeunes guinéens demandeurs d'asile, arrivés à Issoudun © Radio France - Gaëlle Fontenit

L’association Solidarité Accueil recherche des volontaires pour passer du temps avec les migrants mis à l’abri dans la ville indrienne depuis le mois de novembre.

Cela fait deux mois que des migrants sont au centre d'accueil et d'orientation d'Issoudun (CAO), géré par l'association Solidarité Accueil, et ils vont enfin commencer les cours de français cette semaine, chose qu’ils attendaient avec impatience.

Ils veulent être des « Français lambda » selon une travailleuse sociale

Ils étaient quarante dans le bus qui a fait le voyage de Paris à Issoudun en novembre 2016. Aujourd’hui, ils ne sont plus que trente-deux à vivre dans la dizaine d’appartements dispatchés dans la ville. Sept sont partis vers une destination inconnue, un autre, qui avait déjà le statut de réfugié en France, suit le parcours classique et vit actuellement dans un centre d’insertion à Châteauroux. Parmi ceux qui restent, six ont le statut de réfugiés, les autres sont demandeurs d’asile.

En deux mois, ils ont commencé à s’adapter à la vie en France, à la gestion du voisinage. Ils s’intègrent selon Mylène Coulange, une travailleuse sociale, même s’il ne faut pas oublier des étapes et s’il faut surtout le temps long de l’administration.

Ils sont vraiment dans l’optique de se dire « je veux être un Français lambda, je veux m’intégrer, travailler, ne plus dépendre des aides de l’Etat ».

Besoin de bénévoles pour proposer des activités aux demandeurs d’asile

Mamadou a fui la Guinée en 2016 parce qu’il s’y dit menacé de mort à cause de son engagement dans l’opposition au dirigeant du pays. Avant d’arriver à Issoudun, il a passé un mois dans un camp dans le nord de Paris. « J’ai eu de la chance de venir par-là », dans l’Indre, dit-il. Il passe de bons moments avec les riverains, dit s’entendre avec tout le monde.

Je suis musulman, mais dimanche dernier je suis allé à l’église parce que les croyants nous avaient invités. Après ils nous ont emmenés dans une autre salle pour manger avec eux et danser.

Une vie remplie, dit-il, mais le directeur du pôle social de Solidarité active cherche encore des bénévoles pour proposer des activités aux demandeurs d’asile. Des visites, des promenades, des conversations, ou tout simplement un accès à internet. Mohamed Lounadi voudrait aussi qu’un animateur sportif ou socio-culturel veuille bien les rencontrer quelques fois par mois ou par semaines, pour des activités sportives.

Le sport c’est une activité qui permet aux demandeurs d’asile d’oublier temporairement leurs souffrances, leurs parcours, parce qu’ils sont souvent traumatisés.

Contacter le CAO d’Issoudun par téléphone : 02 54 03 53 40