Société

IVG : "Il faut faire cesser ces sites internet qui trompent les femmes" (Laurence Rossignol)

Par Olivier Uguen, France Bleu samedi 17 septembre 2016 à 17:59

Laurence Rossignol, ministre du Droit des femmes, veut s'attaquer aux sites anti-IVG
Laurence Rossignol, ministre du Droit des femmes, veut s'attaquer aux sites anti-IVG © Maxppp -

La ministre des Droits des femmes veut s'attaquer aux sites internet anti-IVG. "Le 28 septembre, pour la journée internationale du droit à l'IVG, je ferai une annonce pour expliquer comment nous allons faire reculer ces sites manipulateurs", a expliqué Laurence Rossignol ce samedi matin.

La ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a affirmé ce samedi matin sur Franceinfo qu'elle annoncerait fin septembre une série de mesures pour faire cesser les sites internet opposés à l'IVG.

"Faire cesser ces sites internet qui trompent les femmes"

"Le 28 septembre, pour la journée internationale du droit à l'IVG, je ferai une annonce pour expliquer comment nous allons faire reculer ces sites manipulateurs. On va prendre les mesures nécessaires, il y aura avant la fin de la législature des mesures qui seront prises pour faire cesser ces sites qui trompent les femmes", a expliqué Laurence Rossignol.

"De mon point de vue, c'est un délit d'entrave numérique", a-t-elle ajouté. "Le fait d'être hostile à l'IVG est une opinion, protégée par la liberté d'opinion, mais tromper des jeunes femmes en leur disant « venez sur mon site, je vais vous donner des informations sur l'IVG, et en réalité je vais vous donner de fausses informations et je vais vous dissuader », ça c'est d'une autre nature". De nouvelles sanctions, 30.000 euros d'amende et deux ans de prison, pourraient voir le jour.

"Et si Pikachu n'était jamais né ?"

Le mois dernier, déjà, un membre du gouvernement s'était attaqué aux opérations de communication des opposants à la loi Veil sur le web. La ministre de la Santé Marisol Touraine avait dénoncé la "propagande anti-IVG" menée par Les survivants, un groupe de jeunes anti-IVG surfant sur la vague du succès de PokemonGO.

Des graffitis au pochoir avec la mention "Et si Pikachu n’était jamais né ?" avaient alors fait leur apparition dans les rues de Paris. L' opération était destinée à promouvoir l'application Sauvez Pikachu, sur laquelle le groupe anti-avortement proposait un mini-jeu où l’utilisateur devait faire éclore un œuf du nom du héros de Nintendo.

Un portail d'information sur l'IVG a d'ores et déjà été mis en ligne pour lutter contre ces faux sites d'informations.