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"#iwascorsica" dans la rue pour "rompre le silence"

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Par , , France Bleu RCFM

Près de 300 personnes ont manifesté à Bastia ce dimanche soir contre les violences sexistes et sexuelles. Le hashtag "#Iwas" né aux USA en ce début juin a déferlé sur la Corse et ses réseaux sociaux et donné lieu ce dimanche à une première manifestation "pour briser le silence" et les tabous.

"Basta les violences sexistes et sexuelles"
"Basta les violences sexistes et sexuelles" © Radio France - Hélène Battini

Le matriarcat, la Corse à l'abri des violences et des agressions sexuelles qui n'arriveraient pas ici ! 

Ce dimanche 18h à Bastia, près de 300 manifestants ont voulu tordre le cou à ces idées reçues à travers le mouvement « #I was », parti des états unis début juin et qui depuis a déferlé sur les réseaux sociaux en France et en corse avec des centaines de témoignages qui ont provoqué une importante vague de réactions. Devant le nombre et la force de ceux-ci, Il n’a fallu que quelques jours pour que ce mouvement passe de la toile à la rue. Jeunes femmes, hommes, familles, associations et politiques ont défilé au rythme des chants féministes depuis le Palais de Justice de la ville jusqu'aux grilles de la préfecture de Haute-Corse sur lesquelles diverses banderoles ont été accrochées. Toutes et tous sont venus tenter de lever "le poids des tabous" derrière un mot d’ordre rassembleur : "Ensemble brisons le silence !". Les victimes ne veulent plus l'être, elles et ils veulent être entendus, agir, se soutenir, et obtenir justice. Principales victimes de ces violences sexistes et sexuelles, les jeunes ont pris la parole pour raconter leur histoire et dénoncer « l’insupportable », à l’image de Margot, 20 ans. Pour elle « le matriarcat n’existe pas comme on veut bien le dire, comme partout il y’a des violences, il y’a des injustices" 

"Nous voulons être entendus" clament les jeunes, filles et garçons/

Du Palais de Justice à la Préfécture : des chants et des cris
Du Palais de Justice à la Préfécture : des chants et des cris © Radio France - Hélène Battini

Ces jeunes filles veulent avant tout qu’on les écoute, c'est la motivation même de l'organisation à laquelle participait Anaïs, 22 ans, membre de l’organisation : « Notre but n’est pas de salir qui que ce soit, on veut simplement que la justice nous prenne en compte nous, prenne en compte nos plaintes, nous écoute ». Parmi ces  manifestantes également , Matte 22 ans, qui ne mâche pas ses mots : « Ce qui est particulier ici c’est qu’on se connait toutes et bien, on est une toute petite communauté, ce qui est parfois très pénible et ça donne aux gens en général une fausse idée de protection. Ici ça arrive dans nos cercles restreints. Il y a ici un ^patriarcat et une virilité qui est très forte, très démonstrative … »

Des banderoles pour des cris de colère
Des banderoles pour des cris de colère © Radio France - Hélène Battini

Ce dimanche, c'est donc cette réalité que les organisatrices ont voulu porter aux yeux de tous, et que tous les voit crier leur colère et manifester leur douleur pour que ces violences prennent fin.

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