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Société

"J'ai besoin de travailler pour continuer mes études" : à Châteauroux, un étudiant témoigne de la précarité

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Par , France Bleu Berry

Matthias a 19 ans, il commence à peine son parcours dans le monde des études supérieures à l'IUT de l'Indre. Et déjà, il est confronté à des difficultés.

Le coût de la vie étudiante a grimpé de 2,83% à la rentrée universitaire 2019/2020 (image d'illustration)
Le coût de la vie étudiante a grimpé de 2,83% à la rentrée universitaire 2019/2020 (image d'illustration) © Maxppp - Jean-Marc Quinet

Châteauroux, France

Plusieurs manifestations étudiantes ont jalonné cette journée du 12 novembre en France. Particulièrement à Lyon, où un étudiant de 22 ans est encore entre la vie et la mort, après qu'il s'est immolé par le feu, vendredi dernier. Des centaines de personnes étaient donc présentes devant le Crous de Lyon, aujourd'hui. 

A Châteauroux, pas de mobilisations, mais la précarité et les difficultés inhérentes à la vie d'étudiant s'y appliquent aussi. C'est le cas de Matthias, un jeune homme de 19 ans, inscrit dans la formation génie électrique de l'Institut Universitaire et Technologique de l'Indre. 

Petit boulot 

Matthias vit chez à Levroux, chez ses parents, à une vingtaine de kilomètres de Châteauroux. Et même s'il ne paye pas de loyers - dépense principale dans le budget d'un étudiant - il a d'autres foyers de dépenses. "Rien que les trajets : 50 kilomètres par jour, cinq fois par semaine. C'est déjà un budget, sans compter l'assurance pour la voiture, qui me coûte une quarantaine d'euros par mois" explique-t-il. Il y a les repas aussi. Alors oui, il y a les tarifs du Crous, fixés à 3,20 euros par repas, "mais à la fin de la semaine, ça commence à chiffrer quand même" signale Matthias. 

Le jeune homme ne bénéficie pas des bourses, ses parents étant chefs d'entreprise. "Mais ils ne peuvent pas non plus me donner de l'argent pour compléter mon budget. Alors j'ai dû me trouver un contrat étudiant de caissier dans un Super U de Levroux. Je travaille 8h par semaine, et notamment tous les dimanches" affirme-t-il. Ce petit boulot est salutaire pour Matthias, puisqu'il lui permet de pouvoir continuer à financer ses études. 

Un travail qui impacte quand même le déroulement de sa formation. "Vu que je travaille tous les dimanches, quand on a des gros DS (ndlr : devoirs surveillés), et d'autres choses à faire, il faut forcément que je m'organise". 

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