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"J'ai dû redemander des anxiolitiques", les étudiants franciliens en détresse psychologique

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Par , France Bleu Paris

Solitude, peur de l'avenir, crainte du virus...les étudiants franciliens souffrent du reconfinement. Les services de santé universitaires et les bureaux d'aide psychologiques sont débordés.

Un tiers des étudiants ont montré des signes de détresse psychologique après le premier confinement.
Un tiers des étudiants ont montré des signes de détresse psychologique après le premier confinement. © Radio France - Claire Leys

Face à l'écran toute la journée, seul dans son appartement, Brendon, en licence de psychologie n'a pas eu d'autre choix que de retourner voir son médecin. "J'ai dû lui redemander de me filer une ordonnance pour un anxiolitique, confie-t-il. Parce que je suis prisonnier chez moi. D’être dans 18m² ce n'est pas facile, ça joue sur les nerfs !'

Isolement, précarité, anxiété face à l'avenir...Un tiers des étudiants ont montré des signes de détresse psychologique après le premier confinement (d'après une enquête de l'OVE publiée début novembre) et la situation s'est encore dégradée avec la deuxième vague du virus.

Dès que je veux me concentrer, dix minutes plus tard je commence à penser à la situation financière, au virus par rapport à mes parents, je commence à penser à tout en même temps.

"Faire des cours toute la journée sur zoom, seul, ça pèse sur la santé mentale", poursuit Brendon. Sintianafa, en première année de licence d'économie, n'arrive plus à travailler : "dès que je veux me concentrer, dix minutes plus tard je commence à penser à la situation financière, au virus par rapport à mes parents, je commence à penser à tout en même temps."

Amel, de son côté, ne dort plus la nuit. Elle enchaîne les cauchemars et les crises d'angoisse. Elle qui peut d'habitude se confier à sa mère, restée en Algérie. "Je n'arrive pas à lui dire ce qu'il se passe car elle va être inquiète, avoue l'étudiante. Je lui dis toujours que tout va bien." 

Les services de santé universitaires débordés

Alors les étudiants se tournent vers les services de santé universitaires ou les lignes d'écoute spécialisées. Au bureau d'aide psychologique universitaire rue Pascal, à Paris, les demandes de consultations ont été multipliées par quatre depuis le mois d'octobre. "On voit que les étudiants que l'on suit ont été éprouvés par le premier confinement et que là ils sont encore plus éprouvés par celui là, explique Frédéric Atger, psychiatre et responsable du Bapu Pascal. Avec pour certains d'entre eux des crises d'angoisse ou des crises d'angoisse quand ils essaient de sortir."

La plateforme Apsytude, réseau de psychologues tournés vers les étudiants, a aussi vu les demandes augmenter. "Les étudiants sont dans un état de mal-être beaucoup plus poussés que ce que l'on a l'habitude de voir, explique la psychologue et co-directrice Laurentine Véron. Avec beaucoup plus de demandes d'urgence, beaucoup plus de symptômes très dépressifs et malheureusement plus de situations de crises suicidaires annoncées dès le premier rendez-vous."

Face à la situation,  le gouvernement a annoncé la création d’ici janvier de 1600 emplois-étudiants pour accompagner les néobacheliers et ceux qui se sentent isolés.

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