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"Je suis insulté et suivi jusqu'à chez moi", près de cent policiers bordelais manifestent devant la mairie

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Une centaine de policiers étaient présents devant la mairie de Bordeaux, ce jeudi soir, pour manifester leur colère vis-à-vis du gouvernement et des propos récents tenus par Emmanuel Macron lors d'une interview. Cette prise de parole vient s'ajouter à une situation déjà tendue d'après les syndicats.

Une centaine de policiers étaient devant l'hôtel de ville de Bordeaux vers 22h.
Une centaine de policiers étaient devant l'hôtel de ville de Bordeaux vers 22h. © Radio France - Yvan Plantey

La Marseillaise entonnée, une vingtaine de voiture de police arrivées sirènes hurlantes et surtout des policiers en colère. Ce jeudi soir, vers 22h, une centaine d'entre eux ont investi le parvis de la cathédrale Saint-André pour se garer devant la mairie de Bordeaux. Une semaine après leur mobilisation devant la préfecture à Bordeaux, ils se sont rassemblés pour manifester leur mécontentement et pour dire "non". 

Non, ils ne participeront pas au "Beauvau de la sécurité", la réforme de la police voulue par le chef de l'État. Et "non", ils ne sont "pas racistes, ni violents", expliquent les représentants du syndicat Alliance Police Nationale.

Les policiers étaient aussi présents pour dire qu'ils sont eux-mêmes victimes de violences ou même suivis "jusqu'à chez nous", explique un nuiteux en service à Bordeaux depuis 22 ans : "Cela m'est arrivé plusieurs fois de voir quelqu'un me suivre quand je rentrais, alors que je faisais des détours. Et après on se fait aussi insulter quand on va en ville le week-end. On est identifiés."

Le chef de l'État nous a humiliés et il a remis en cause notre légitimité

Ce n'est pas le "Beauvau de la sécurité", annoncé par le Chef de l'État, qui va calmer la colère des policiers qui se sentent de plus en plus en danger. "Il nous a humiliés et il a remis en cause notre légitimité en parlant des violences policières et des contrôles au faciès", s'insurge Philippe Dosba, secrétaire régional du syndicat Alliance Police Nationale en Nouvelle-Aquitaine. Pour tenter d'apaiser le débat et trouver une solution, le ministre de l'Intérieur doit recevoir, ce vendredi, tous les syndicats de police.

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