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"J'aurais pu l'aider et l'empêcher de faire ça", les jeunes d'Indre-et-Loire aussi touchés par les risques de suicides

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Par , France Bleu Touraine

Ce mardi 10 septembre marque la journée internationale de la prévention du suicide. Les jeunes sont particulièrement à risques et la Touraine ne fait pas exception.

Image d'illustration jeunes qui ont des pensées suicidaires
Image d'illustration jeunes qui ont des pensées suicidaires © Maxppp - Maxppp

10 000, c'est le nombre de jeunes qui se suicident chaque année en France. C'est la 2 ème cause de mortalité chez les moins de 24 ans et la première chez les 25-34 ans. Toutes les 10 minutes en France un adolescent fait une tentative de suicide. Des drames mis en avant ce mardi 10 septembre à l'occasion de la journée internationale de la prévention du suicide.

Les jeunes d'Indre et Loire sont également touchés par ce phénomène. En Touraine, la Maison des Adolescents de Tours vient en aide à certains de ces jeunes qui ont des idées suicidaires.

"C'est souvent un ras-le-bol"

Alexandra Jiménez est éducatrice spécialisée et accueillante de premier niveau. Selon elle, de nombreux facteurs peuvent pousser un jeune à faire une tentative de suicide. "Il y a plusieurs raisons en général. Cela peut venir du harcèlement en ligne par exemple, du harcèlement à l'école. Un jeune s'est disputé avec son ami, se fait largué, ses parents se séparent, c'est souvent un ras-le-bol", analyse l'éducatrice.

"On voyait qu'elle n'allait pas bien mais on ne pensait pas que c'était à ce point", Inès, 15 ans

Un sujet qui parle à quelques lycéens à Tours. C'est le cas d'Inès, 15 ans. Une de ses amies a fait une tentative de suicide il y a quelques mois. Cela l'a traumatisée. "C'était dur parce qu'on s'est dit "on était pas là", on voyait qu'elle n'allait pas bien mais on ne pensait pas que c'était à ce point", raconte la jeune fille, émue. "Quand on nous a dit qu'elle était à l’hôpital on s'est dit "j'aurais pu l'aider, j'aurais pu l'empêcher de faire ça" mais je n'étais pas là." 

L'influence néfaste des réseaux-sociaux

Le harcèlement sur les réseaux-sociaux fait parti des facteurs qui peuvent inciter les jeunes à avoir des pensées suicidaires. "Il y a beaucoup de jeunes filles, ou de garçons, qui viennent nous voir en ayant posté sur internet des photos d'eux dénudés. Des rumeurs se répandent ensuite au collège ou au lycée et il y a du harcèlement sur les réseaux sociaux, du chantage", explique Alexandra Jiménez qui aide les jeunes à se défendre.

"C'est plus facile d'insulter quelqu'un derrière un écran que de lui dire en face (...) il y a également un effet qui fait que les gens pensent être anonymes" poursuit-elle même si selon elle il ne s'agit pas de la seule raison qui pousse un adolescent à se suicider.

Une meilleure sensibilisation des adultes pour éviter les risques

La Maison des Adolescents de Tours, prend en charge les jeunes qui viennent les voir. D'abord en appelant leurs parents et, si besoin, en contactant un établissement psychiatrique pour prendre en charge l'adolescent. 

Mais selon Alexandra Jiménez, il faut surtout une meilleure sensibilisation des adultes. "Il faut d'abord sensibiliser à l'école, car l'élève y passe beaucoup de temps. Il faut qu'il ait une écoute et du personnel sur place qui puisse repérer ce qu'il se passe. Quand il y a un jeune qui vient se plaindre, c'est très dur pour lui de venir parler et il faut pouvoir agir et le protéger. Mais c'est certain que les adultes ne peuvent pas tout deviner", explique-t-elle. 

En France les plus touchées par des tentatives de suicides sont les jeunes filles de 15 à 19 ans.

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