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Jacqueline Sauvage, devenue un symbole de la lutte contre les violences conjugales, est morte à 72 ans

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Par , France Bleu, France Bleu Orléans

Condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent avant de bénéficier d'une grâce présidentielle en 2016, Jacqueline Sauvage est morte le 23 juillet à son domicile de La Selle-sur-le-Bied (Loiret) a appris France Bleu ce mercredi.

Jacqueline Sauvage sur TF1 en 2017.
Jacqueline Sauvage sur TF1 en 2017. © AFP - Handout / TF1

Son nom était associé à ceux de toutes les victimes de violences conjugales. Jacqueline Sauvage, condamnée pour avoir tué son mari violent avant d'être graciée en 2016 est morte le 23 juillet à son domicile de La Selle-sur-le-Bied (Loiret) a indiqué le maire de la commune à France Bleu, confirmant une information de La République du Centre. Elle avait 72 ans. Les obsèques ont eu lieu le 28 juillet, dans la plus stricte intimité.

"Je suis extrêmement triste, je suis très choquée", a réagi l'une de ses avocates, Nathalie Tomasini, interrogée par l'AFP. "Jacqueline Sauvage, par son histoire, par son affaire, a participé à éveiller les consciences par rapport à l'existence de ces femmes qui se sont battues pendant des années dans le huis clos familial et dans l'omerta de la société", a-t-elle déclaré. "C'est le parcours d'une femme qui a souffert le martyre dans le huis clos familial mais aussi après, compte tenu de l'incompréhension des magistrats", a-t-elle ajouté. 

"Je voulais juste que ça s'arrête"

Après quatre années derrière les barreaux, marquées par une vaste mobilisation en sa faveur, Jacqueline Sauvage était sortie de prison à 69 ans suite à la décision de François Hollande de lui accorder une grâce totale. Un choix critiqué, notamment parmi les magistrats. "C'était une décision difficile parce que deux cours d'assises l'avaient condamnée à 10 ans de réclusion", a réagi l'ancien chef de l'État sur France Bleu. "Comme président, j'avais considéré que cette femme avait suffisamment souffert et qu'elle devait terminer sa vie hors de la prison. C'est la raison pour laquelle je l'avais graciée. Aujourd'hui qu'elle est morte, je me dis, dans mon for intérieur et dans ma responsabilité aussi de ma charge de président que j'avais eu raison de la gracier, car elle morte chez elle et non pas en prison là où elle n'avait plus sa place."

Dans un livre sorti en mars 2017, "Je voulais juste que ça s'arrête" (Fayard), Jacqueline Sauvage avait raconté son histoire, ses 47 années de vie avec le père violent, jaloux, de ses quatre enfants. "Ma vie me semble un champ de ruines. Mes filles ont subi le pire, mon fils est mort. A quoi bon ?", écrivait-elle alors, regrettant n'avoir pas "su trouver les mots" lors de ses deux procès. Symbole de la vive émotion suscitée par son récit, un téléfilm inspiré du livre, "Jacqueline Sauvage, c'était lui ou moi", avec Muriel Robin, avait réuni près de huit millions de téléspectateurs en 2018. Elle était "devenue le symbole du combat contre les violences conjugales", a commenté la comédienne à l'annonce de son décès.

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