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Taxation du gazole des engins de chantier : le secteur du bâtiment voit rouge

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Par , , France Bleu Isère

L'Isérois Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FBB), ne décolère pas à propos des prix du carburant. Outre la hausse à la pompe qui touche les professionnels dans leurs camionnettes, le carburant "rouge" réservé aux engins de chantier ne sera plus détaxé dès 2019.

Jacques Chanut, le président de la fédération française du bâtiment
Jacques Chanut, le président de la fédération française du bâtiment © Radio France - Thomas Padilla

"Beaucoup d'entrepreneurs, d'artisans et de compagnons vont se tenir aux côtés des gilets jaunes samedi", explique Jacques Chanut. "C'est compréhensible, car notre secteur est très touché, par les prix à la pompe mais pas uniquement". 

Jacques Chanut interrogé par Nicolas Crozel sur France Bleu Isère

Selon l'entrepreneur berjallien, les chiffres parlent d'eux-mêmes. "Il faut compter 100 euros de plus par camionnette et par mois", détaille le président de la FFB. "Or ce moyen de transport est indispensable pour les professionnels pour aller chez les clients, on se déplace sur les chantiers avec les outils dans la voiture, notre métier s'effectue la plupart du temps à l'extérieur de l'entreprise", précise-t-il. 

"Le gazole "rouge" ne sera plus défiscalisé : 500 000 euros de taxes en plus pour nos entreprises" — Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment

Mais Jacques Chanut dénonce un autre volet de la réforme du gouvernement sur les énergies. A Partir de janvier 2019, le gazole "rouge", qui sert à remplir les réservoirs des engins de chantier ne sera plus défiscalisé. 

"Aujourd'hui, il est coloré en rouge pour bien le différencier car on ne peut pas l'utiliser sur la route, et on le paye environ 1 euro le litre, mais dès le 1er janvier 2019, il va avoir le même régime commun que M. et Mme tout le monde. Cela représente un surplus en terme de coût d'environ 2% du chiffre d'affaires du secteur du bâtiment, 500 000 euros de taxes en plus pour nos entreprises". 

Une hausse des coûts que vont donc directement subir les entreprises mais qui à terme pourraient se répercuter sur les collectivités territoriales car ce sont elles qui payent les plus gros chantiers, ceux qu'on appelle les "travaux publics" 

Cette mesure gouvernementale est donc pointée du doigt par l'ensemble du secteur, tout comme la communication à son sujet. "Il ne faut pas se moquer du monde. Cette annonce me paraît être de l'amateurisme de la part de Matignon, ou un affolement pour des raisons budgétaires", dénonce Jacques Chanut. "Rien n'a été discuté en amont et on n'a pas pu s'y préparer, on ne va pas renouveler le parc des engins de chantier en deux mois."

"Il est incohérent de toucher au crédit d'impôt sur les travaux de rénovation énergétique" — Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment

Interrogé sur le fait que le secteur a malgré tout bénéficié des différents crédits d’impôts sur la transition énergétique ces dernières années, qui ont permis à des particuliers de faire des travaux d'isolation (portes, fenêtres, toitures) ou de changement de chauffage, Jacques Chanut met en garde le gouvernement qui voudrait diminuer ces aides dès l'an prochain. 

"Les aides aux particuliers vont diminuer de moitié si les parlementaires votent ce budget. Alors comment nos concitoyens vont-ils financer leurs travaux ?", s'interroge M. Chanut. "On va se battre pour que les choses changent et que les parlementaires ne votent pas ce texte", conclu-t-il.

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