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"Je ne suis pas une salope" : Radio France ouvre une enquête interne après le témoignage d’une journaliste

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Par , France Bleu

Dans le documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", de Marie Portolano, la journaliste de Radio France Amaia Cazenave témoigne de propos sexistes au sein de l'entreprise. Radio France ouvre une enquête interne pour "faire la lumière sur ces accusations".

Radio France a ouvert une enquête interne [photo d'illustration].
Radio France a ouvert une enquête interne [photo d'illustration]. © AFP - THOMAS COEX

"Je suis atterré, consterné. Ce que dit Amaia Cazenave est extrêmement grave", a réagi ce mardi sur franceinfo Vincent Giret, directeur de l'information et des sports à Radio France, après le témoignage de la journaliste sportive de Radio France, Amaia Cazenave dans le documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", de Marie Portolano. Ce mardi, Radio France a ouvert une enquête interne après la diffusion de ce témoignage

Amaia Cazenave témoigne notamment du cas d’un collègue qui s’est permis de crier plusieurs fois "j’ai envie de baiser" dans l’open space, alors qu’il se trouvait seul avec elle. Sur l'antenne de franceinfo ce mardi, elle ajoute : "Ça a commencé à se dégrader quand j'ai vu qu'il y avait des collègues qui se permettaient des remarques sexistes sur mon physique, beaucoup sur ma manière de m'habiller ou de me maquiller." "Est-ce qu'il faut que je continue à accepter tout ça pour continuer à faire mon métier ?", interroge-t-elle. 

Ces comportements n'ont pas de place dans une entreprise comme Radio France.

"Ces comportements n'ont pas de place dans une entreprise comme Radio France", a condamné Vincent Giret. "Nous défendons le principe d'une tolérance zéro sur ces sujets là et donc, bien évidemment, il y a une enquête qui a été lancée et qui va permettre de faire la lumière sur ces accusations, sur ces affirmations, mais aussi sur cette idée d'une culture sexiste." 

Amaia Cazenave a également déclaré ce mardi sur franceinfo qu'elle avait alerté la DRH de l'entreprise sur ces agissements, sans avoir reçu de l'aide. Le directeur de l'information de Radio France répond que "l'intérêt de l'enquête, c'est que cela permettra de faire la lumière là-dessus aussi. À Radio France, il y a depuis un certain temps un système, un dispositif d'écoute, d'alerte et d'accompagnement des victimes potentielles. Ce qui était étrange dans ce cas précis dont nous parlons, c'est qu'il n'y a pas eu de saisine directe de la part de cette journaliste de cette cellule d'écoute. Pourquoi ? Cela fera partie des questions que cette enquête devra résoudre." 

Vincent Giret a enfin expliqué que "bien évidemment, si ces accusations étaient prouvées, des sanctions seront prises et rendues publiques ça fait partie de l'exemplarité que nous défendons à Radio France."

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