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"Je suis 100% bénévole" : les sauveteurs font découvrir la SNSM aux touristes de la côte basque

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Par , France Bleu Pays Basque

A l'occasion des Journées nationales des Sauveteurs en Mer, la SNSM de Saint-Jean-de-Luz a ouvert les portes de son bateau ce samedi. Une façon de faire découvrir le matériel, de sensibiliser aux risques en mer, mais aussi et surtout de récolter des dons.

A Saint-Jean-de-Luz, les sauveteurs en mer font découvrir la SNSM aux touristes ce samedi 26 juin
A Saint-Jean-de-Luz, les sauveteurs en mer font découvrir la SNSM aux touristes ce samedi 26 juin © Radio France - Nina Valette

"Est-ce que vous connaissez le fonctionnement de la SNSM ?" Sur le bateau orange dans le port de Saint-Jean-de-Luz, c'est Erwan, un sauveteur qui pose la question. Face à lui, un groupe de touristes présents ce samedi pour rencontrer celles et ceux qui prennent des risques en mer mais aussi découvrir le matériel et les spécificités de la SNSM. L'occasion pour les sauveteurs d'insister sur les besoins de dons. 

Ce n'est pas une légende, nous avons besoin de vos dons pour vous sauver - slogan de la SNSM

Pendant la visite, Erwan, un ancien pompier, fait découvrir le matériel. Mais très rapidement, le sauveteur surprend les visiteurs du jour : "Je suis 100% bénévoles comme mes collègues. Nous n'avons aucune rémunération. Nous faisons ça sur notre temps libre." Une vraie surprise pour les touristes installés face à lui. "Je croyais que c'était comme les pompiers. Des professionnels et des volontaires", répond Claude, venu de la région paloise. 

Même surprise pour Cathy, du nord de la France et en visite sur la côte basque pour quelques jours. "Je ne savais pas du tout qu'ils étaient tous bénévoles. C'est incroyable. Je réalise qu'ils ont encore plus besoin de nous." Et pour cause, la SNSM est une association reconnue d’Utilité publique par décret du 30 avril 1970.

Pendant une heure, le bénévole a fait la visite du bateau de la SNSM
Pendant une heure, le bénévole a fait la visite du bateau de la SNSM © Radio France - Nina Valette

Le sauveteur explique que les bénévoles sont tous géolocalisables via une application sur téléphone. En cas de besoin, ils sont contactés par le CROSS-A Etel dans le Morbihan qui centralise les alertes et qui propose au bénévole d'intervenir. Il faut au moins huit bénévoles à bord pour sécuriser l'opération. "Nous avons laissé tomber le bipeur comme chez les pompiers. C'était pas pratique pour localiser les bénévoles rapidement, et surtout ça coûte beaucoup d'argent", insiste Erwan. 

Grace à une application sur son téléphone, Erwan, sauveteur bénévole, est géolocalisable. Une façon de déterminer la liste des bénévoles susceptibles de pouvoir intervenir rapidement.
Grace à une application sur son téléphone, Erwan, sauveteur bénévole, est géolocalisable. Une façon de déterminer la liste des bénévoles susceptibles de pouvoir intervenir rapidement. © Radio France - Nina Valette

Je suis disponible 7/7j et 24/24h. Et si je sais que je ne peux pas parce que je suis occupé par le travail par exemple, je dois prévenir un autre bénévole pour qu'il intervienne à ma place - Erwan, sauveteur bénévole de la SNSM

C'est justement l'objectif de cette opération "bateau ouvert". En plus de la découverte du matériel, des méthodes d'interventions, les sauveteurs veulent montrer à quel point les dons sont indispensables à la survie de la SNSM. "Je ne vous regarderai plus de la même façon. Vous faites ça sur votre temps libre, c'est très beau", lance Nadine, juste avant de quitter le bateau.

L'occasion idéale pour Erwan, le sauveteur bénévole de continuer son opération de communication. "N'hésitez pas à en parler autour de vous. Il faut dire que nous avons besoin de dons pour fonctionner. C'est uniquement pour continuer à fonctionner et sauver des vies. Sans dons, c'est la fin". A Saint-Jean-de-Luz, la SNSM a besoin de 60.000 euros chaque année pour pouvoir continuer d'intervenir en mer. 

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