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Dossier : Contournement de Beynac

"Je suis heureux, ce magnifique paysage va être préservé" dit un opposant à la déviation de Beynac en Dordogne

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Par , France Bleu Périgord

La déviation de Beynac en Dordogne a été "enterrée" par le conseil d'Etat ce lundi. Le département n'a désormais plus de recours possible. Les opposants à la déviation disent leur joie et leur satisfaction

Le département doit désormais détruire les travaux déjà réalisés
Le département doit désormais détruire les travaux déjà réalisés © Radio France - Charlotte Jousserand

C'est terminé. La déviation de Beynac ne verra pas le jour. Et les travaux déjà réalisés vont devoir être détruits. Ce lundi, le conseil d'Etat n'a donc retenu aucun des trois recours déposés par le département de la Dordogne. Insuffisance de motivation ont estimé les juges.

Or, il fallait que le conseil d'Etat retienne les trois pour que le chantier puisse se poursuivre. Et le département n'a désormais plus de recours. C'est donc la fin d'un long feuilleton de près de 30 ans autour d'un projet de déviation routière de 3km 200 qui a provoqué des oppositions farouches qui risquent de laisser des traces.

Evidemment, les opposants à la déviation n'ont pas caché leur satisfaction ce lundi. D'abord, Kléber Rossillon, patron du château médiéval de Castelnaud, qui domine la vallée. "Je suis très content, parce que c'est ce magnifique paysage en face de Beynac, de la vallée de la Dordogne, avec la rivière, va être préservé, et cela me met en joie. Et je pense que cela met en joie tous les Périgourdins, qui se sont manifestés et qui ont voulu que ce projet s'arrête. Parce qu'il y a eu des consultations démocratiques, et à chaque fois les Périgourdins l'ont rejeté. C'est la victoire des Périgourdins, c'est la victoire des gens qui aiment le Périgord, son histoire et sa beauté" dit Kléber Rossillon. 

Le chantier de la déviation de Beynac, en mai 2020
Le chantier de la déviation de Beynac, en mai 2020 © Radio France - Antoine Balandra

« Cette décision constitue une victoire de l’environnement au sens large, c’est-à-dire de notre environnement architectural, paysager et notre patrimoine. La vallée de la Dordogne, ses merveilleux châteaux, sa faune et sa flore ne seront pas défigurés par la seule volonté d’un homme qui s’est obstiné à poursuivre un projet élaboré il y a quarante ans et définitivement dépassé" estime de son côté Maître François-Henri Briard, avocat au conseil d'Etat et représentant de l'Association "La Demeure Historique".

Le tacle de Jacqueline Dubois à Germinal Peiro

Autre opposant "historique", très heureux ce lundi, Philippe D'Eaubonne, président de l'association ASVD, l'association de sauvegarde de la vallée de la Dordogne. "Aujourd'hui, nous avons enfin obtenu justice. Cela reste un joyau environnemental, patrimonial et touristique. Il a fallu toutes ces années pour que le droit soit reconnu. Cet argent public aurait pu être utilisé à autre chose, mais maintenant, la justice s'est prononcée définitivement" dit-il.

Les opposants se disent désormais attentifs à la destruction effective des éléments déjà construits. "Le département est condamné depuis longtemps à détruire, maintenant c'est lui qui fait traîner les choses, mais effectivement l'objectif maintenant est de faire en sorte que le terrain soit remis en état" ajoute Philippe d'Eaubonne. Satisfaction aussi de la SEPANSO, l'association écologiste, qui milite depuis des années contre le projet.

Et puis la députée La République en Marche du Périgord noir, Jacqueline Dubois, a publié un communiqué ce lundi, où elle glisse un petit tacle à Germinal Peiro, le président du département. Si elle dit vouloir aller vers "l'apaisement", elle rappelle que "nul ne peut contester la décision du conseil d'Etat". Et elle ajoute : "Alors que tout un chacun se désole de l’argent dépensé inutilement, certains sont peut-être tentés de crier au scandale. Si scandale il y avait, il faudrait le chercher du côté de ceux qui n’ont pas su attendre la fin des recours, ont essayé à marche forcée d’imposer le contournement tout en lançant des soupçons sur l’indépendance de la justice, en menaçant d’une révolte des croquants pour défendre la ruralité" dit-elle, dans un tacle appuyé envers Germinal Peiro. 

Avant d'appeler à  la remise en état rapide des espaces concernés. 

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