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"Je vous jure, un jour, ça va changer" : l'humoriste Laura Calu à Creutzwald pour parler harcèlement scolaire

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Un enfant sur dix est victime de harcèlement scolaire. Plusieurs centaines de lycéens et de collégiens de Creutzwald ont participé, ce lundi, à un après-midi sur le sujet, en présence notamment de l'humoriste Laura Calu, victime pendant ses années d'école, de collège et de lycée.

Laura Calu avec des lycéennes de Creutzwald
Laura Calu avec des lycéennes de Creutzwald © Radio France - magali fichter

Le harcèlement scolaire touche au moins un enfant sur dix, et ce, pour les seuls cas signalés. Dans ce contexte, plusieurs centaines de lycéens et de collégiens de Creutzwald ont été réunis, ce lundi, pour un après-midi sur ce thème, organisé par la gendarmerie de la Moselle et l'ASBH, l'association d'action sociale et sportive du Bassin Houiller. Au programme : présentation d'un clip de prévention et d'un micro-trottoir réalisés par les élèves, mais aussi des témoignages essentiels. 

Exemple type : les mecs qui se foutaient de ma gueule dans mon village, aujourd'hui, ils me draguent !" - Laura Calu

Tout d'abord, celui de Laura Calu, humoriste de 29 ans aux 617.000 abonnés sur Facebook. Harcelée pendant sa scolarité, elle avait déjà livré un témoignage très fort sur les réseaux sociaux, et pour la première fois, elle est venue s'adresser directement à des élèves. Pour leur livrer notamment ce message : "Je vous jure, un jour ça va changer. La balance va se retourner. Exemple type : les mecs qui se foutaient de ma gueule dans mon village, aujourd'hui, ils me draguent ! S'ils vous écrasent, s'ils vous font du mal, c'est parce que leur vie est pourrie !" Sa conclusion : si on vous harcèle, c'est ce que vous êtes différent, et c'est cette différence qui vous servira plus tard.

Des harcèlements aux visages divers

Quand on interroge les élèves, de nombreux témoignages font d'ailleurs écho à celui de Laura. Nawel, par exemple, a été harcelée parce qu'elle a une petite amie. Mais aujourd'hui, elle assume ce qu'elle est, et se dit que ses harceleurs "ne méritent pas [son] attention". Une autre élève explique qu'elle a été mise à l'écart en primaire... Parce qu'elle était Allemande ! Et puis, il y a cette jeune fille, témoin d'une agression dans les toilettes : les harceleurs tentaient de prendre en photo une fille en passant sous la porte. Elle est intervenue, et a emmené la victime chez le CPE.

On l'a insultée à plusieurs reprises, on l'a bousculée, ça s'est répété tout au long de l'année" - Deux harceleuses

Ces témoignages montrent que la parole se libère, et c'est tant mieux. Mais lors de la journée de lundi, c'est un témoignage rare que les organisateurs ont fait entendre aux collégiens et aux lycéens : celui des agresseurs. En l’occurrence, deux petites harceleuses, deux fillettes de onze ans récemment mises en examen en Moselle. Les deux jeunes filles ont été interviewées et enregistrées de façon anonyme, dans le cadre d'une mesure de réparation pénale. Elles expliquent qu'elles s'en sont pris à une fille de leur collège. "On l'a insultée à plusieurs reprises, disent-elles, on l'a bousculée, ça s'est répété tout au long de l'année". 

Un an de prison et 15.000 euros d'amende

Elles disent aussi qu'avant d'être convoquées, elles ne se sont pas rendues compte qu'elles faisaient quelque chose de mal, ce qui est très fréquent. Or, il faut rappeler que le harcèlement est puni par la loi, jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende, deux ans et 30.000 euros d'amende en cas de circonstances aggravantes. 

Il existe deux numéros verts si vous êtes témoin de harcèlement ou pour demander de l'aide : le 3020 et le 0.800.200.00 pour le cyberharcèlement.

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