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Creuse : pour le député Jean-Baptiste Moreau le bien-être animal ne doit pas signifier la fin de l'élevage

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Par , , France Bleu Creuse

Faut-il interdire l'élevage intensif en France ? C'est ce que demandent plusieurs personnalités et les associations de la cause animale. Dans une tribune, le député de la Creuse s'interroge sur leurs motivations profondes et les met en garde contre les conséquences d'une telle mesure.

En Creuse, l'élevage est extensif et les vaches sont au pré
En Creuse, l'élevage est extensif et les vaches sont au pré © Radio France - Olivier Estran

Une soixantaine d'association de défense de la cause animale et plusieurs personnalités ont lancé le 2 juillet 2020 un référendum d'initiative populaire pour les animaux. Il propose six mesures pour améliorer le bien-être animal : l'interdiction de l'élevage en cage, des élevages à fourrure, de l'élevage intensif, de la chasse à courre, des spectacles avec des animaux sauvages et de l’expérimentation animale. Le député de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau vient de publier une tribune dans le journal l'Opinion contre ce référendum. Il s'en explique sur France Bleu Creuse.

Des motivations financières ?

Parmi les personnalités et les associations qui ont lancé ce référendum d'initiative populaire, il y a le journaliste Hugo Clément et l'association L 214. Pour Jean-Baptiste Moreau ceux sont "des activistes qui plaident pour l’arrêt de tout élevage. Ils parlent d'élevage intensif, mais ce n'est qu'un prétexte. Et puis, il faudrait d'abord définir ce qu'est l’élevage intensif parce que moi personnellement je ne sais pas ce que ça veut dire. En fait, il veulent qu'on arrête d’élever des animaux avec les conséquences économiques, sociales et environnementales catastrophiques. Parce que qui dit plus d’élevage dit chute de la biodiversité." 

Le député de la Creuse s'interroge aussi sur les intentions de Xavier Niel, le créateur de Free ou de Marc Simoncini le créateur de vente-privée.com. "Ils ont investi massivement depuis quelques années dans des star-up qui travaillent sur la fabrication de viandes artificielles. Pour Jean-Baptiste Moreau, leur motivation est avant tout économique. "Ils voudraient supprimer une grande partie de l’élevage pour la remplacer par cette viande artificielle faite de multiplication de cellules souches dans des laboratoires pour gagner un maximum d'argent. Voila, je dénonce l'hypocrisie". Et de tacler Xavier Niel indigné "apparemment par la condition animale et par le gavage des oies, mais beaucoup moins par le travail des petits africains dans des mines pour extraire les métaux rares qui servent à fabriquer ses freebox".

Une société à deux vitesses

Pour jean-Baptiste Moreau, il n'est pas question de mettre un terme à l'élevage intensif ni à l’élevage en cage, qui représente plus de la moitié de l'élevage en France. Cette suppression entrainera la fin des filières comme le porc, la volaille et n'améliorera pas le bien-être animal. "Il faudra continuer à importer parce que tout le monde n'a pas les moyens d'aller acheter du porc label ou de la volaille label. Et donc vous allez avoir une société à deux vitesses, avec des gens qui auront les moyens, qui vont aller vers les circuits courts qui vont acheter aux quelques agriculteurs. Et puis la masse qui va manger des produits d'importations sur lesquels il n'y aura aucune norme de bien-être animal. Parce qu'en France et en Europe on est extrêmement engagé dans ce domaine, beaucoup de choses ont été faites contrairement à ce que disent ces gens. Ils veulent arrêter tout élevage et toute consommation de viandes. C'est leur droit mais qu'ils ne se cachent pas derrière ce référendum".  

Je me battrai jusqu'au bout

Jean-Baptiste Moreau est persuadé le bien-être animal n'est qu'un prétexte pour aller vers la fin de l'élevage. "Ces gens là,  ils vont étape par étape. Si vous dites maintenant à l'ensemble de la population on supprime les vaches dans les champs évidement que tout le monde va être contre. Leur stratégie c'est d'emmener un maximum de gens avec eux pour arriver à la fin à interdire tout élevage. C'est ce que je dénonce et c'est ce sur quoi je m'oppose. Il y  a 700.000 personnes plus à priori autour de 140 parlementaires qui ont signé ce référendum. Alors on verra bien si ça va au bout. Mais je me battrai jusqu'au bout pour que ce referendum ne débouche pas sur un projet de loi qui serait dramatique pour notre agriculture. Et qui serait dramatique aussi pour notre société dans son ensemble avec des gens qui ont des moyens et qui mangeraient bien et d'autres qui mangeraient plus que de la merde, excusez moi du terme". 

Pour être présenté devant les Français, ce référendum doit être signé par 185 parlementaires et 10 % du corps électoral, soit 4,7  millions d’électeurs.

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