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#JeTeCrois : manifestation contre les violences faites aux femmes à Besançon

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

A 15 heures, environ cent femmes se sont retrouvées esplanade des droits de l'homme, à Besançon, pour manifester contre les violences faites aux femmes. Elles ont été rejointes par des manifestants rassemblés plus tôt, place de la Révolution, à l'appel du syndicat Solidaires 25.

A l'appel de l'association Solidarité Femmes et du collectif Nous Toutes, une manifestation s'est déroulée samedi 21 novembre, esplanade des droits de l'homme, à Besançon.
A l'appel de l'association Solidarité Femmes et du collectif Nous Toutes, une manifestation s'est déroulée samedi 21 novembre, esplanade des droits de l'homme, à Besançon. © Radio France - Rachel Saadoddine

#JeTeCrois, c'était le mot d'ordre des manifestantes, réunies samedi 21 novembre, esplanade des Droits de l'homme, à Besançon, pour dénoncer les violences faites aux femmes. A 15 heures, elles étaient une centaine, avant d'être rejointes par un millier de manifestants pour un plan pour la santé, l'éducation et contre la pauvreté, précédemment réunis place de la Révolution. 

Anna et sa fille Gaïa sont venues manifester contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Anna et sa fille Gaïa sont venues manifester contre les violences faites aux femmes et aux enfants. © Radio France - Rachel Saadoddine

Rassemblés à l'appel de l'association Solidarité Femmes, du collectif Nous Toutes et du collectif du 25 novembre, les manifestants étaient venus avec de nombreuses pancartes : "la rue est à nous aussi", "tu as été violée et je te crois", "aimer n'est pas tuer".

Anna a tenu à venir avec sa fille de 10 ans, Gaïa qui a dessiné sa propre affiche sur laquelle on peut lire : "je te crois, stop à la violence". "Il y a des femmes qui se plaignent et on ne les écoute pas forcément et c'est pas juste il faut les croire et les écouter", explique Gaïa avec ses mots d'enfant. 

Sur l'esplanade de la révolution, les membres de l'association Solidarité Femmes Besançon sont aussi venues pour parler du 3919, la ligne d'écoute nationale pour les femmes victimes de violences. Patricia est bénévole depuis trente ans et elle oeuvre activement pour le bon fonctionnement de ce numéro : "un travail est accompli par Solidarité femmes et son réseau qui a recueilli la parole d'environ sept-mille victimes pendant le premier confinement".

Il faut protéger le numéro d'urgence 3919"

Mais, selon elle, aujourd'hui le 3919 est en danger. "Le gouvernement veut transformer le soutien financier qu'il versait au 3919 en un marché public ouvert à la concurrence, notamment celle d'entreprises privées, c'est la qualité de l'aide aux femmes victimes de violences qui est en jeu." Et Patricia de dénoncer une "incohérence gouvernementale" : "ils parlent de grande cause du quinquennat et derrière ils démantèlent le 3919", déplore-t-elle. 

"Il y a eu une aggravation des violences conjugales pendant le confinement"

A travers ce numéro, tout comme dans les locaux de Solidarité Femmes à Besançon, les bénévoles viennent en aide aux victimes. Eva Bronnenkant est la co-présidente de Solidarité Femmes Besançon : "pendant le confinement il y a eu une aggravation des violences, une explosion des appels et ce sont souvent les familles, les amis qui ont dénoncés des violences dont ils ont été témoins". Eva Bronnenkant tient à le appeler : "à la vigilance de chacun, il faut signaler les faits de violence".  

Quelques ressources : 

  • Au téléphone, le 3919 : numéro pour les femmes victimes de violences. Gratuit et anonyme, ce numéro de téléphone est, en raison des circonstances exceptionnelles dues à l'épidémie du coronavirus, accessible de 9h à 19h du lundi au samedi.
  • Par SMS, le 114 : Un numéro d'alerte par SMS, lorsque l'on ne peut pas sortir de chez soi ni faire de bruit.
  • Sur internet, arretonslesviolences.gouv.fr : un forum pour orienter victimes et témoins. 
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