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Jimmy, le livreur à vélo nîmois qui rêve de faire le Tour de France

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Cuissard moulant et maillot cintré, Jimmy Abdelli n'est pas un coursier comme les autres à Nîmes. Etudiant arrivé d'Algérie, il accumule jusqu'à 100 kilomètres par jour sur son bolide. Son rêve : le Tour de France !

Coursier à vélo, Jimmy Abdelli attire les regards dans les rues de Nîmes, avec son look de cycliste aguerri. Coursier à vélo, Jimmy Abdelli attire les regards dans les rues de Nîmes, avec son look de cycliste aguerri.
Coursier à vélo, Jimmy Abdelli attire les regards dans les rues de Nîmes, avec son look de cycliste aguerri. © Radio France - Lise Roos-Weil

Vous l'avez peut-être déjà remarqué dans les rues de Nîmes !  Avec sa tenue complète à la Julian Alaphilippe et ses cuisses dignes d'un sprinteur aguerri on ne le loupe pas. Cuissard moulant, maillot cintré, Jimmy Abdelli accumule les kilomètres, un gros sac vert sur le dos. Et le matin au réveil, il n'a qu'une idée en tête : "Bah mon vélo ! Ca fait plaisir de se lever le matin et d'entendre la sonnette de la première commande, d'aller la récupérer, dire bonjour au restaurateur, confie le livreur de 23 ans, les yeux qui brillent. C'est un métier de communication. Ça me fait vraiment plaisir !" 

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Ça fait plaisir de se lever le matin et d'entendre la sonnette de la première commande !

Parmi les cinq premiers coursiers arrivés à Nîmes, il se fait vite remarquer. Un détail en particulier ne passe pas inaperçu. "Vous pouvez sortir le mètre pour mesurer la largeur de ses cuisses, ça commence à devenir très intéressant, il a des watts !", rigole Morgan Champiot, le patron de la boutique Morgan's Cycles à Nîmes. L'étudiant en informatique cumule les bornes des Quais de la Fontaines aux arènes, presque tous les jours la tête dans le guidon pour payer son loyer. "Je fais 80 kilomètres en moyenne, jusqu'à 100 bornes parfois, toujours à la même cadence, raconte Jimmy. C'est un peu douloureux quand même, quand je rentre j'ai les jambes en vrac." Mais pas question pour ce féru de vélo d'arrêter. "Les gens me disent 'achète toi un scooter, les livraisons à vélo c'est difficile' mais moi j'aime ça le vélo. Maintenant c'est ma vie."

Un tour de cuisses à faire pâlir son idole, Julian Alaphilippe

Petit, le bolide grimpait déjà les cols de Kabylie, en Algérie. C'est là bas qu'il découvre le vélo et la France, d'abord à travers le petit écran. "Avec mon père on était fan du tour de France, on attendait avec impatience qu'il arrive !" Installé à Nîmes pour ses études, le futur ingénieur informatique n'enfile pas le maillot jaune mais un gros sac de livreur sur le dos. "Je l'ai remarqué parce qu'il avait un vieux VTT mais il avançait plus vite que les autres" raconte Morgan Champiot. Et petit à petit, Jimmy Abdelli perfectionne sa petite reine. "C'est ma bête ! lance-t-il tout sourire en montrant son bijou. J'ai conçu mon vélo à mon goût. Quand je le regarde, c'est comme si je me regardais dans le miroir, ça me représente !"

Aujourd'hui, avec son look aux couleurs de son idole Julian Alaphilippe, il attire les regards des Nîmois. "Parfois les gens me disent 'ouais est-ce que tu vas faire le Tour de France ?', je sais que ça n'arrivera pas mais j'espère qu'un jour je donnerai cette chance à mes enfants de vivre le rêve de leur père !" Avant ça, il se donne déjà un objectif : un voyage d'un mois à vélo. Son petit tour de France à lui, toujours avec sa monture fétiche.

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